Chronique

TIM ‘RIPPER’ OWENS - PLAY MY GAME / Spv 2009

Décidément Tim ne se ménage pas et enchaine les projets à vitesse grand V. Après Beyond Fear dont on attend patiemment la suite, voici que Mr Owens, fraichement débarqué d’Iced Earth et enrôlé par le maitre Suédois Malmsteen, trouve le temps de nous pondre un skeud solo, avec une pléiade d’invités estampés 80’s. Un projet depuis très longtemps évoqué qui voit enfin le jour.

Ça commence fort avec un « Staring over », qui comme on peut s’y attendre est du bon heavy des 80’s très mélodique avec rien que Rudy Sarzo (Ex Whitesnake) et Simon Wright (Ac/Dc / Dio) pour l’accompagner. On pense à Dio durant ce titre où Tim survole les débats avec son célèbre aplomb. Une bonne entrée en matière qui permet de se détendre pour la suite. Deuxième titre avec le plus lourd et rapide « Believe ». Un poil trop facile pour marquer les esprits mais le très bon solo de Graig Goldy (Dio) et le refrain inspiré à la Iced Earth sauvent les meubles.
« The cover up » poursuit avec plus de patate. Un morceau plus moderne qui se rapproche de Beyond Fear sur lequel le magistral Jeff Loomis (Nevermore) pose son talent de7 cordistes. Tim lui retrouve ses aigus puissants et enchante. On change totalement de registre avec « Pick yourself up » qui semble plus hard rock. Heureusement le refrain plus puissant remet le métal à l’honneur. En tout cas c’est un peu dommage que cet album soit si prévisible, ça manque cruellement de surprise. Cette fois-ci c’est Steve Stevens (Billy Idol) qui tient le manche mais sans grand plus.
« It’s me » reprend un riff bien lourd et donne une approche plus moderne. Encore une fois on repense à Beyond Fear, mais il n’y a pas le même plaisir que pour son groupe. Un titre pataud qui s’enlise. «
No good goodbye » est peut être meilleur. Encore une fois le refrain sauve ce titre trop convenu. Un peu de bonnes nouvelles, vite accentuées par un « To live again » de très bonne facture. Un riff aux faux airs de Marilyn Manson, un rythme sautillant et du très bon travail de la part de Michael Wilton (Queensryche).
Un petit « The world is blind », pour permettre à la mélodie de refaire son apparition. Peut être voir surement l’un des meilleurs titres de l’album où Doug Aldrich (Whitesnake) s’arrache dans un super solo (que de talent !!). Super riff moderne mené par Bob Kulick pour « The light » plutôt sombre. Tim transcende le tout avec un chant habité. La chanson la plus sombre et réussie.
Après tout ça place à « Play my game » qui n’apporte pas plus avec par moment du trop convenu et une certaine longueur. « Death race » est du pur heavy trash à la Megadeth (le riff pourrait tellement appartenir à Dave Mustain) sur lequel on se laisse prendre avec plaisir.
Pour terminer place à du très grand puisque ce n’est qu’autre que Chris Caffery (Savatage) qui est venu prêter main forte au vocaliste, pour ce « The shadow are alive » qui surpasse allègrement tout le répertoire de cet album ! Que dire de plus un mid tempo, lourd et sombre inspiré qui vous met le zizi tout dur !! La réussite de l’album !!

Conclusion : voilà un bon album somme toute classique qui met en évidence Tim Owens, en tant que compositeur et chanteur. Dommage que malgré la très bonne volonté rien de décolle trop et que tout semble conventionnel. Tim est l’un des meilleurs vocalistes actuel mais pas le meilleur compositeur.
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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