Chronique

HOWARD LEESE - SECRET WEAPON / Frontiers Records 2009

Encore un combo de jeunes signé Frontiers ! Non… je rigole. Howard Leese a à son actif plus de 35 années de carrière musicale et a joué avec les plus grands comme Paul Rogders (chanteur actuel de Queen) par exemple (Bad Company), et surtout était reconnu pour sa présence dans le groupe Heart qui a vendu plusieurs millions d’albums (40 pour être exact). Avec ce Secret Weapon, Howard nous propose son premier disque en solo.

L’album se veut très rock mélodique, tradition Frontiers oblige. Avec les deux premiers titres on pourrait s’attendre à quelque chose qui pourrait tourner en rond car ces pistes sont des chansons où la guitare se fait entendre façon western et Blaze Of Glory de Bon Jovi. Si les autres titres sont comme ça, ça ne sera pas terrible. Bien évidemment, un gars qui a tant d’années musicales dans la tête prend les choses en main en nous offrant un titre bien dynamique sous le nom de « Hot to cold ».
Le quatrième morceau « French quarter » ne sert à rien, un interlude au piano… On change de registre (enfin presque) avec « 33 west street » qui est une instrumentale avec une guitare dominante. Un titre qui fait flâner. La suite se trouve aussi calme avec « The south summit » qui là encore est une instrumentale, tout comme « Rada’s theme » d’ailleurs. On commence à se lasser.

Du chant, youpi ! « The vine » relance la machine. On commençait à s’endormir. On se réveille quand même doucement car nous avons droit à une belle ballade bien américaine. Décidément le calme est le mot d’ordre. Avec « In these eyes » on revient dans l’esprit des premières chansons avec quand même une montée au milieu de la chanson histoire de donner un peu plus d’amplitude à cet album un peu lisse jusque là. Et c’est reparti pour une nouvelle instrumentale avec « Vermillion border ».

On entre cette fois-ci dans un blues posé et prenant avec « I’ve been leavin’ you », avec un chant qui colle parfaitement : une voix posée et rappeuse histoire de nous faire bouger et vibrer doucement mais surement. L’album se termine sur « Somewhere » qui est bien évidemment une instrumentale, sorte de ballade de fin de film. On imagine bien le baiser final.

Conclusion : un album qui a beau avoir la présence de plusieurs grands chanteurs comme Joe Lynn Turner, Jami Jamison, Paul Rodgers, Keith Emerson ou encore Deanna Johnston ; il n’en est pas moins que l’album est quasiment plat. Par contre si vous voulez vous détendre, il sera au top et vous bercera aisément, ou vous accompagnera dans une soirée avec votre moitié.
 
Critique : Lionel
Note : 6.5/10
Site du groupe : Site de Howard Leese
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