Chronique

AEON ZEN - A MIND'S PORTRAIT / Time Divide Records 2010

Mesdames et Messieurs, bien le bonjour. Nous allons nous pencher aujourd’hui sur le cas d’un type qui m’a l’air tout à fait sympathique. Un jeune grand breton from Cambridge, RICH HINKS, qui nous a pondu un album intitulé A MIND’S PORTRAIT sous le nom de groupe d’AEON ZEN. Le monsieur a semble t’il plein d’idées dans sa tête. Alors il fait partager tout ça et, pour ce faire, il a quémandé une pléyade d’invités que je vous citerai tout au long de cette chronique. Allons voir ce que ca donne.

EXISTENCE. Avec, au chant et à la guitare, Andi Karvljaca. Ca attaque fort. Très progressif, très propre (souvent, ça va avec !). Et franchement, ça chante. Un refrain d’une accroche excellente. Même si les couplets, un peu plus basiques, sont plus demi teintes, la composition n’en est pas moins chiadée. Un passage instrumental redoutable avec un son de gratte cristallin. Ca sent le talent.
TIME DIVINE. Nils K. Rue (PAGAN’S MIND) pose son chant. Matt Sheperd (TIME FALL) et Andi Kravljaca viennent poser leurs six cordes pour une composition fort jolie, très accrocheuse avec un son monstrueux et une production tout en finesse.
BLINDED RAIN. L’omniprésent Andi Kravljaca vient poser son chant très doux sur ce morceau très calme. Un jeu subtil de nuances et une composition très aérienne.
HOPES ECHO Pt 1 : THE WAKE. Un magnifique interlude piano-chant avec Andreas Novak (MIND’S EYE). Très beau moment de musique.
HOPES ECHO Pt 2 : THE AFTERMATH. Ca rentre comme dans du beurre. Transition en douceur, les thèmes sont respectés et la composition toujours aussi fine. L’accroche est toujours aussi forte. Encore un excellent morceau même si je n’adhère pas totalement aux montées nasillardes du père Andréas.
A MIND’S PORTRAIT. Un morceau d’une qualité et d’une beauté OPETHienne. C’est peu dire ! Du très beau travail, un sens des mélodies prononcé et un travail sur les arrangements magnifique.
THE CIRCLE’S END. Un beau morceau de ternaire toujours très aérien et très subtil dans les nuances d’ambiances. Un peu la signature du monsieur en quelquesorte.
HEAVEN’S FALLING. Avec en guest Hinks Musto et une apparition de Cristian Van Schuerbeck au clavier. Encore un beau morceau atmosphérique toujours en finesse et en nuances.
INTO THE INFINITE. Andi Kravljaca de retour à la gratte (ca faisait longtemps). Un morceau très rock progressif. Un tube, excellent morceau.
GODDESS. Magnifique instrumentale au piano qui nous laisse présager une sortie toute en douceur.
THE DEMISE OF TE FIFTH SUN. Spécial guest Elyes Bouchoucha de MYRATH. La, on joue plus dans la même cour. Ca rentre dans le steak, le son est redoutable. Une composition de plus de 12 minutes avec des passages instrumentaux monstrueux et génialement trouvés. Grande classe. On finit en beauté.

Un album très cohérent d’une musique très fine, toute en subtilité. J’admets que ce côté trop gentil serait peut être le seul point noir selon moi, mais on peut pas faire du KREATOR à tous les coups. Restons sérieux. L’album est très intelligemment conçu. Les compositions sont riches et le travail des ambiances remarquables. Les interventions d’autres musiciens amènent une richesse que le compositeur tout seul, aussi talentueux soit-il, n’aurait pas pu fournir. Un très bon album de progressif. Mais tout de même un peu gentillet. Ca sera ma seule critique.
 
Critique : Burno
Note : 7.5/10
Site du groupe : Site officiel du groupe
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