Chronique

TRANS SIBERIAN ORCHESTRA - BEETHOVEN'S LAST NIGHT / BMG 2010

Il en aura fallu du temps pour avoir cette rondelle entre nos mains et sa musique dans nos oreilles. Comme son titre l’indique, cet album est inspiré par Beethoven et sa dernière nuit. Ce qui veut dire qu’au milieu de cette pièce musicale (longue de 73min !!!), bon nombre de sections musicales seront en référence à ses concertos ou à ses symphonies (9 au total). Ce à travers les 22 pistes.

L’« overture » se voit être grandiose tout simplement, introduisant cette mascarade avec un clin d’œil au magnifique « Ode to Joy ». Moment prenant, surtout quand tout par la suite, un des grands standards de la 5ème symphonie débarque avec agressivité. Un coup de tonnerre et on rentre dans l’album.

Décrire cet album titre par titre serait un vrai massacre et vraiment trop long tellement c’est complexe. D’ailleurs, je ne devrais même pas parler d’album mais plutôt de pièce musicale car cela s’apprête plus à une pièce de théâtre qu’à autre chose.
Bien évidemment il y aura le protagoniste principal, accompagné par des chœurs ténors et bien d’autres personnages. Un Theater metal opera unique en son genre. En effet, les fans de metal y trouveront leur bonheur avec cette production grandiose et agressive avec ces plans à la batterie et ces riffs. Sans oublier bien sur la prestation des chanteurs tout au long de cette pièce qui arrivent à mélanger puissance et mélodie avec cette musique classique et symphonique, voire même envoutante.

Au milieu des morceaux, un « Requiem (the fifth)» retentit. La sensation est vraiment grandiose car entendre ce chef d’œuvre façon metal pour en gardant l’aspect symphonique de l’original, avec en plus des chœurs féminins au milieu c’est tout simplement bluffant.
A travers cet ensemble, les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas mais comme par magie ont une unicité surprenante, alternant morceaux inspirés par la musique classiques (« Für Elise » qui est tout simplement merveilleux), morceau bien plus agressifs et metal (« Misery »), ou encore avec la présence de sublimes ballades (« I’ll keep your secrets » et « After the fall » par exemple).
On notera aussi le titre « Beethoven » qui est certainement le point d’orgue de cette pièce. Un titre instrumental procurant un maximum de sensations et de frissons.
Le « A Final dream » conclut cette œuvre avec douceur et mélancolie.

Conclusion : une pièce monstrueuse qui en fera vibrer plus d’un c’est certain. Chaque écoute est unique et prenante. On imagine cette pièce sur scène lors d’un concert… Mémorable à tous les coups.
 
Critique : Lionel
Note : 9.5/10
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