Chronique

THE JELLY JAM – 2 / Inside Out Music 2004

Alors là autant vous prévenir de suite, mais pour faire cette chronique il a vraiment fallu que je me motive car je n’ai pas du tout apprécié l’album. Pour ceux qui ne connaissent pas, The Jelly Jam est composé de Ty Tabor (King’s X) pour le chant et la guitare, de John Myung (Dream Theater) à la basse et de Rod Morgenstein (Dixie Dregs) à la batterie. Cet album est tout simplement du progressif mélodique FM. Vous me direz ca veut rien dire. Bien : vous prenez du progressif, du rock FM et quelques arrangements, vous mettez le tout dans votre shaker (pour ceux qui n’en ont pas : dommage !) et vous avez l’album. L’avantage vient du fait que les morceaux ne dépassent pas les 5:30mins.

« Not Today » arrive dans un rythme très prog, avec une voix bizarre pas du tout attrayante. C’est répétitif et c’est chiant. La voix normale de Ty arrive et là j’apprécie déjà un peu plus, mais c’est vraiment pour 20 secondes. Aller un morceau repoussant, pas terrible pour un premier titre.
« Coming round » se pointe dans une ambiance plus rock FM, ce qui change la donne par rapport à la première chanson. Ce n’est pas le top, mais c’est déjà mieux. Ca pourrait faire le générique d’une série américaine, ou partie d’un album de Sum 41.
« Empty », le plus long morceaux de l’album se présente avec des riffs bien électriques, et on repart dans du prog avec ce sale effet sur la voix de Ty Tabor, avant de revenir sur une voix propre. Les compos sont classiques et loin d’être détonantes. Le solo est pas mauvais, voire même bon et bien puissant. Ca change.
On se lance sur « Drop The Gun » qui commence très calmement et qui continuera sur cette voie. Un morceau plat, et endormant.
« Allison », c’est ma copine à moi. Pardon, je pensais à Jordie avec ce titre… désolé. Une intro bien puissante, et tout se coupe pour atterrir dans un registre plus FM. Ca repart, je me réveille un peu, et ça se calme encore…. Ils peuvent faire de la concurrence à Toto avec ces chansons là !
« May Be » une bonne chanson ? Et bien une nouvelle chanson bien calme, très 80’s et FM encore une fois. Décidément.
« She Was Alone » arrive avec une guitare agressive et un son sale. C’est bien mieux. Du bon prog qui réveille. Enfin un morceau attrayant, qui nous fait bouger. Les musiciens se régalent : que ce soit John à la basse ou Ty à la guitare. Sans oublier Rod derrière sa batterie.
« Angel Or Devil » est un morceau très calme, et revient dans cet esprit FM, style musique de film pour ‘Coup de Foudre à Nothing Hill’. Vous voyez comme c’est super !
« You Don’t Need Me Anymore ». Ca c’est bien vrai car je commence vraiment à me lasser de cette musique plate et sans grand intérêt, si ce n’est par les musiciens qui la jouent. Ce morceau, je l’attribuerai pour… hum… aller, Dawson !
« Runaway » est très Green Day. Ils ont décider de faire dans la B.O de film ou de série TV. Remarquez, ce morceaux aurait sa place dans le très bon film ‘Varsity Blues’ (American Boys pour la France) où la B.O a été faite par AC DC, Van Halen et Green Day. Un petit pogo sur ce morceau et ça sera bon.
« War Is… » a une ambiance très guitare et très Smashing Pumpkins ! Rien de bien nouveau, le refrain est nul : ‘war is war’ répéter 4 ou cinq fois et hop c’est tout.
On finit cette rondelle sur « Message » qui n’est autre qu’un message pour nous remercier.

Conclusion : deux mois à hésiter à faire cette chronique, faite à contre cœur. Un album pas du tout attractif sauf si vous aimez les musiciens, histoire de compléter votre collection. Par contre je vous conseille le film Varsity Blues avec John Voight et James Van Der Beek. Une vraie bombe qui n’a rien à voir avec Dawson et qui a une B.O énorme. The Jelly Jam aurait pu en faire partie.
 
Critique : Lionel
Note : 4/10
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