Chronique

THE INTERSPHERE - HOLD ON LIBERTY / SPV 2012

Je vous ai déniché un bijou nommé THE INTERSPHERE dont on n’a pas finit d’entendre parler. Autant vous présenter ce groupe qui m’a tapé dans l’œil pour le plus grand plaisir de vos oreilles... Après plus de 350 prestations à travers toute l’Europe (comprenant des apparitions dans de grands festivals), les allemands de THE INTERSPHERE sont de retour. Salué par la critique, leur dernier effort, Interspheres Atmospheres (pas très original vous me direz) s’est trouvé qualifié d’album euphorique. La question que tout les auditeurs peuvent et sont en toute légitimité en droit de se poser est de savoir si le dernier né est aussi bien que le précédent. Hey bien, je vous dirais que la réponse est positive, très positive même.

Enregistré à l’Horus Studio d’Hannover (Allemagne) sous la direction de Fabio Trentini (Guano Apes, H-Blockx) THE INTERSPHERE nous présentent leur bébé empli de 12 titres d’un rock alternatif qui leur est propre.

Au fil des écoutes, quel ne fût pas mon enchantement et ma surprise. Basée sur des rythmiques superbement inspirées, j’ai été littéralement bluffé par la fougue, l’énergie débordante et l’ensemble de ces mélodies complexes, le tout formant un album qui passe agréablement bien. Un genre universel, carrément intemporel… Pas étonnant que cet album soit encensé par les médias. S’il existe de petits points de ressemblance avec Muse ou encore, Incubus, THE INTERSPHERE a réussis à se détacher de ces influences pour imposer un style propre à leur personnalité. D’ailleurs la volonté d’enregistrer leur album en seulement sept jours en est un exemple parfait. Décomplexés nos zicos vont au bout de leurs passions et de leurs envies, rien ne les arrête.

Cette musique présentée à l’état brute est à la fois moderne et pêchue pour des compostions orientées vers l’absolue efficacité et ce dès la première écoute. Les sonorités produisent différentes ambiances montrant l’ambivalence et la parfaite maitrise de THE INTERSPHERE.

D’ailleurs arrêtons-nous un instant sur ces zicos, leur performance et leur maitrise malgré leur jeunesse est juste impressionnante. Le vocaliste, Christoph Hessler sera toujours très convaincant quelque soit le registre qu’il aborde. Thomas Zipner (guitariste) et Sebastian Wagner (bassiste) font preuve d’une grande précision. Et finallement, le batteur, Moritz Müller charge les titres d’une puissance incroyable. Prenez, We Are qui débute par une intro en batterie fichtrement bien agencée.

Les chansons contrastées auront ainsi cette lourdeur chère au metal (We Are, Sleeping God) afin de donner une bonne accroche puis ce sera au tour de lignes de chant pop de proposer des mélodies bien sympathiques. La voix sirupeuse présente notamment sur le morceau OPalinE évolue dans quelque chose de beaucoup plus agressif, ces plans résident, par exemple dans,Capitall où la musique est beaucoup plus lourde, proche d’un neo metal. D’autres, au contraire, évoqueront le côté progressif, sur un départ très atmosphérique, totalement planant (Parallel Lines, Aurora). Le titre éponyme, Hold on Liberty innove avec ce côté emprunt au rock anglais immédiatement identifiable qui donne une touche plus dynamique à l’ensemble.

Admettons que la vraie musique soit jouée par de vrais musiciens (© THE INTERSPHERE). Cela voudrait dire que tous les autres groupes seraient à jeter, non ? Je dois avouer que c’est un concept qui me plairait bien.

Conclusion :
Hold On Liberty est cohérent sur toute sa longueur et procure un bain de fraicheur très appréciable.
 
Critique : Alisia
Note : 9/10
Site du groupe : Site Officiel
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