Chronique

FORGOTTEN TALES – ALL THE SINNERS / Union Metal International 2004

Que dire de ce groupe ? Et bien pas mal de choses. Tout d’abord leur origine : ce sont des chasseurs de caribous dans le nord du continent américain. Vous avez deviné, ils sont originaires du Canada. La seconde chose : ils évoluent dans un style musical, que j’affectionne particulièrement, qui ne cesse de se développer depuis 1997 avec l’arrivée dans les bacs d’un certain album nommé Legendary Tales et d’un certain groupe nommé Rhapsody. Et oui, un nouvel album de speed symphonique. Encore ? Oui et non car il y a un gros changement. Ce domaine réservé aux males voit une dame, très attirante il faut le dire, monter sur l’escabeau et s’exclamer haut et fort : « Je chante comme vous sur cette musique ». Ces canadiens arrivent avec un deuxième album, les ‘balls’ (pour pas être vulgaire) remplis à bloque. Trèves de présentations et passons à cette rondelle canadienne.

La première partie de l’album s’intitule « Pagan chronicles » et est composée de six chapitres. Le reste est représenté par quatre chansons ‘normales’.

A tout bon album de métal épique, il y a son intro. Ce « The hideway (part1) » est tout simplement super. Tout se passe dans un esprit médiéval rempli de mystère, de façon très symphonique pour nous préparer à un déluge de riffs. Une douce voix arrive et nous annonce le début de l’histoire. C’est parti !
Un enchaînement immédiat sur « Lady Of The Forest (part2)». Et ça part à deux cent à l’heure. Et là c’est la méga grosse claque : le chant de Sonia . Qu’est ce que c’est bon. Les mecs vous avez du souci à vous faire. Une voix douce, mélodieuse et puissante comme celle là, j’en veut encore !!!! Niveau musique il n’y a vraiment rien à dire. Batterie à 200, guitare et basse harcelées, la présence du synthé embelli le tout, le solo guitare qui fuse. Ouf ! Le refrain est énorme. Aie mon cou.
C’est au titre track « All The Sinners (part3)» de se montrer et autant vous dire qu’il va éviter le coup de fusil et que c’est lui qui me l’a mit (le coup de fusil bien sur). Ca attaque avec des chœurs puissants et énergiques pour poursuivre sur du bon power métal. Cette voix m’ensorcèle, tout comme cette musique et là le refrain. Une vraie merveille, j’adore : « Surrender, you sinners, We’ll purify your hearts ». C’est ce qui ce passe et aaaaaaaaahhhhh. Le passage instrumental est joyeux et mélodieux.
« Wind Oh Wind (part4) » arrive avec un synthé rappelant un peu Fairyland. Un morceau calme avec une intro jouée au piano, suivi par les autres instruments peu de temps après. Le tout appuyé par la superbe voix de Sonia. Une belle ballade qui change, et permet au membre tenant ma tête de se reposer pendant 6minutes. Il faut le dire, ce chant féminin est un plus, c’est clair et net. Surtout avec le timbre de la chanteuse.
« The Message part5», mais ils l’ont bien fait passer : on est pas là pour rigoler et on veut aller loin. Le morceau est introduit avec des éclairs et on part sur un morceau instrumental à trois cent à l’heure de presque cinq minutes. C’est long vous dites ? Non, juste ce qu’il faut pour apprécier les qualités de chaque musicien, et principalement de Martin à la guitare. Sans dire que les autres jouent mal, vraiment loin de moi cette idée là.
Le dernier chapitre de ces chroniques se nomme « March For Freedom (part6) » et c’est le morceau qui a été choisi par le groupe pour la réalisation d’un clip vidéo. Intro très Helloweenesque pour revenir dans du bon épique speedé. Le chant agressif et entraînant , un tempo du tonnerre qui se calme un peu avant la tempête qu’est le refrain. Mon cou est en route pour se libérer tellement qu’il bouge. Le solo ‘à cordes’ est superbe, et, juste après revient le chant. Le couplet et le refrain reviennent et remettent une méga claque dans ma (pauvre) tête.
On attaque les 4 titres non chapitrés. Le premier se nomme « Three Wishes » et se trouve être le morceau le plus long de l’album avec ses 8.47min. Intro synthé / batterie et là on se croirait sur un album de Luca Turilli. Mais ce n’était que l’intro. Cette impression disparaît un peu avec l’arrivée du chant et un changement de tempo. La musique de fond flûte / batterie / orchestration rappelle de superbe façon le magique album de Rhapsody – Symphony Of Enchanted Lands. On prend un petit air oriental sur le passage instrumental histoire de voyager un peu plus. Rien à dire sur ce morceau, il est impeccable : entre speed, breaks, influences musicales : un bon medley.
« Fairytales » arrive avec un piano énergique, appuyé immédiatement par ses compères nommés guitare – basse & batterie. Et bim, ça déboule une nouvelle fois dans nos oreilles. Un rythme alterné : speed / mid tempo. Et le refrain encore une fois arrache tout. Le cri de LA chanteuse de speed épique est bien bon. Le solo guitare est une nouvelle fois impeccable, tout comme le solo au synthé.
On repart sur du synthé avec « My Soul » pour déboucher sur une musique directe, mélodique, efficace et puissante. Avec l’arrivée du chant, ça ce calme et le mid tempo énergique prend place. Encore et toujours cette superbe voix. J’ai vraiment du mal à m’en défaire. Ca passe comme du beurre que ce soit sur du speed, une ballade, un mid tempo : c’est merveilleux.
Le dernier morceau de l’album, déjà ! « Magic Fountain » fini en beauté cette rondelle. Et ce avec puissance, rapidité et élégance. J’headbang encore et encore depuis le début et ça continu. Le refrain est merveilleux.

Ma conclusion : J’EN VEUX PLUS !!!!! Certes ils n’ont rien inventé mais qu’est ce que c’est bon. Ce chant féminin est divinement bon. Une rondelle que je fait tourner non stop depuis que je l’ai reçue. Un disque VIVEMENT recommandé, d’autant plus qu’il va être disponible via Brennus Records.
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
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