Chronique

GALDERIA - THE UNIVERSALITY / Metalodic records 2012

Ca y est, le tant attendu premier album de Galderia vient de sortir. Intitulé The Universality, ce dernier est composé de 13 titres (dont une intro et une outro). La pochette est l’oeuvre de Felipe Machado (Blind Guardian, Rhapsody Of Fire, Secret Sphere...), cette dernière venant remplacer une première version dessinée par Julien Camillieri (mais quand même présente dans le boitier cd) pour faire plus « pro ». Tout comme le EP, cet album a été masterisé par Mika Jussila au Finnvox Studios, l’objectif pour les Marseillais étant de franchir un palier. Cette marche que veut dépasser le combo a été très bien préparée grâce à leur EP « Rise, Legions Of Free Men », véritable petite bombe et qui a eu un succès international (Europe, JApon, USA...) : les quelques 500 exemplaires ont tous trouvé preneurs en même pas huit mois. On dit souvent que le premier album est celui de la révélation. Cette étape, vous l’aurez compris, a été franchie facilement via le EP ; le groupe passe donc la seconde et espère que ce premier album sera celui de la confirmation (en attendant le prochain niveau : la maturité).

On démarre donc le voyage avec l’intro « Universal glory » qui met tout de suite dans l’ambiance avec son aspect cosmique et ses orchestrations. Le premier morceau « Children of the Earth » s’enchaîne et c’est la grosse claque dans la gueule ! Ce titre est ni plus ni moins qu’une tuerie. Tout ce que sait (bien) faire Galderia est condensé dans ces quasi huit minutes. Rythmique enlevée, choeurs puissants, pré-refrain efficace, refrain tonitruant, soli bien placés et entraînants. Bref, la barre est très très haute en ce début d’album. Ca promet. Je me permets d’ailleurs de faire un point en début de chronique sur le travail fantastique effectué sur les choeurs par Seb. Le chanteur a recruté une véritable légion Galderienne composée -en plus des membres de Galderia- de Pierrine, Val (Pryde), Jordan, Lucie (Whispering Tales), Bob et Cazu (Stonecast), et le résultat est impressionnant !
On passe à un « faux » nouveau titre, à savoir « Universality ». En effet, trois titres de cette galette sont des anciens titres du groupe remis au goût du jour. Hymne scénique en puissance, ce n’est pas pour rien si ce morceau a donné son titre à l’album, tant ce dernier est entraînant et rempli d’énergies positives. Les fans de Gamma Ray seront en terrain connu, car ce titre, tout comme l’album d’ailleurs, semble être tiré d’un éventuel digne successeur de Somewhere Out In Space. « Raise the world » continue dans la même veine et nous invite à une véritable cavalcade épique. Tout comme le dit la fin de son refrain « follow me », ce titre nous donne vraiment l’impression d’être en pleine course effrénée, une course vers la lumière mais tout de même semée d’embuches, comme le laisse imaginer le chant death de Julien Camillieri (On The Edge). Son solo de guitare encore bien senti et mélodique à souhait confirme l’impression de vitesse.

On ne relâche rien et c’est « Sundancers » qui prend le relai. Un trio composé de Seb, Val et Pierrine vous invite à véritablement danser ! Très rythmé et énergique, ce morceau rappelle les meilleures heures du Avantasia du père Sammet. Un vrai vent de fraicheur embelli par la qualité de ses trois chanteurs, qui fait du bien par là où il passe ! On retrouve un ancien titre intitulé « Farspace ». A l’instar de « Universality », voici un hit qui a déjà fait ses preuves en live à grands renforts de choeurs et ses « woh oh oh oh ! » massifs. On calme un peu le jeu avec « Galderians » et son intro au piano (à noter que toutes les parties de claviers et de piano sont jouées par Seb himself). Il s’agit ici d’une ballade en forme d’hymne à reprendre à gorges déployées, un peu comme le « Pray » de Gamma Ray (sur l’album Somewhere Out In Space), très épique, très orchestral, très prenant. L’interprétation de Seb est excellente à souhait et les choeurs sont, encore une fois, pénétrants. On reste un peu dans le même esprit avec « Ocean of light ». Encore une fois très orchestral au niveau musical et des choeurs quasiment omniprésents tout au long de ses presque huit minutes, c’est un midtempo avec un refrain très enlevé et massif.

Autre gros morceau de l’album : « Beyond the cosmic winds »! La mélodie est magnifique et nous transporte littéralement dès les premières secondes. S’en suit une rythmique entraînante pour arriver à un refrain, une nouvelle fois, de haute volée. En milieu de titre, le tempo se ralentit promettant d’intéressants échanges entre le public et le chanteur. Enfin, un sublime passage quasiment acapella avec plusieurs voix, des chants en canon, des harmonies, rappelant le titre « Land of miracle » d’Edguy. Très beau morceau que ce neuvième ! Plus heavy et rentre-dedans, c’est « Rising soul » qui démarre pied au plancher, avec un passage très dansant et quasiment folk, ainsi que des relances « guerrières » à base de « as one ! » crié avec passion (comme sur « Raise the world » et plus tard «Call to the world »). On enchaîne avec un hit en puissance, à savoir « One million dreams ». Ce titre, déjà joué depuis longtemps sur scène, est le préféré de votre serviteur. Un refrain à tomber par terre, entraînant, mélodique, puissant, bref parfait ! Même les habitués du genre tels que Freedom Call n’ont jamais pondu un tel chorus aussi positif ! Bravo les gars ! On termine par « Call to the world » véritable appel au peuple, comme son nom l’indique et qui rappelle le « Promised land » d’Heavenly. Une bien belle manière de conclure ce chapitre Galderien. Enfin, pour l’« Outro », je vous laisse la surprise de découvrir un véritable farwest galactique.

Conclusion : Vous l’aurez compris, The Universality n’est pas exempt de quelques défauts (production pas aussi impressionnante que je l’espérais, accent anglais de Seb parfois un peu juste...), mais ces derniers sont vraiment infimes par rapport au boulot abattu par ce jeune groupe, et Seb en particulier. Un album qui fait du bien et qui continuera à faire du bien même après plusieurs écoutes. En bref, ce cd de Galderia devrait même être remboursé par la Sécu. tellement ses effets sont positifs !
 
Critique : Secret Sfred
Note : 9/10
Site du groupe : Site officiel du groupe
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