Chronique

TYSTNADEN - ANIMA / Valery Records 2012

Comme on peut le constater, l’Italie regorge de groupes de metal avec en général de bonnes qualités. Aujourd’hui, je me penche plus particulièrement sur le groupe TYSTNADEN, qui vient de sortir son troisième opus j’ai nommé « Anima », chez le label Valery Records, petit label italien qui donne sa chance à beaucoup de groupes, un luxe que peut de labels font actuellement.

En parlant de luxure, le titre d’ouverture de cet album se nomme « Lust » et nous plonge rapidement dans un titre de metal gothique atmosphérique. Première surprise : le son. Quelle production. C’est clair, propre et frappant. Seconde surprise : la chanteuse. Laura de Luca. Quelle voix ! Bien loin de tout ce lyrisme barbant et souvent en grande originalité. Ici, elle montre qu’elle a de la puissance, et d’ailleurs, ça s’alterne bien avec les growls de Giancarlo (qui est aussi au clavier soit-il dit en passant). Un premier morceau des plus sympas. Dès le début de « Struggling at the mirror » on sent et on comprend que là encore on va prendre une claque. Un mid-tempo burné qui te fera re-aimer le metal à chant féminin, avec par exemple son refrain accrocheur et où Laura nous envoute. On change maintenant un peu de style sur « Egonist », où on rentre dans du goth neo progressif. Une nouvelle fois, on reste scotché de par la voix de Laura qui agrémente cette musique bien faite et fraiche. Sans oublier un Giancarlo encore présent pour accompagner Laura mais en voix claire cette fois-ci.
Après ce moment de fraicheur, on revient dans une musique un peu plus ténébreuse et agressive sur ce « Days and lies », qui après son intro burnée met un break pour entrer dans un passage bien plus délicat pour revenir dans son univers du début et continuer de nous satisfaire. Pour le moment c’est le sans fautes.

Voilà certainement un des titres qu’il faudra retenir de cette rondelle : « Against windmills ». Sonorités orientales puis on entre dans ce gothique progressif pur et dur, avec cette ligne de clavier prenant et bien agréable. Sans parler aussi du boulot d’Alberto Lezzi à la batterie qui passe des plans bien frappés. On calme le tout maintenant, et c’est le moment de s’immerger dans la ballade « Father mother ». Piano, chant pour débuter ; et la magie opère immédiatement. Bien évidemment pas de surprise au moment de la montée, mais cela n’en reste pas moins un très joli morceau.
La rigolade est terminée. Retour au metal gothique burné avec growls et voix claire en duo. Ce « Mindrama » ne nous laissera pas de marbre il est sur et certain, voire même vous enfoncera encore un peu plus le clou. « War » débute avec discrétion avant d’entrer dans un mid tempo avec ce duo duo Giancarlo / Laura. Sympa mais il y a un petit quelque chose de gênant, peut être trop de growls, ce qui est dommage car la voix de Laura est définitivement accrocheuse. Du coup, on s’énerve et voilà que « The life before » vient charger et continuer de mettre à jour les capacités de ce combo.
S’énerver c’est bien beau, mais le faire avec classe c’est encore mieux. Un peu de gothique mélodique ça vous dit ? Et bien ce « Innerenemy » vous satisfera très certainement, mélangeant ces deux styles musicaux avec aisance, pour nous mener sans problème sur le dernier morceau de cette rondelle, à savoir « The journey ». Titre calme, un peu comme la fin d’une belle aventure, venant nous rassurer et nous bercer en même temps sur ce mélange guitare acoustique / clavier et chant.

Conclusion : Quelle bonne surprise que cet Anima et aussi ce groupe. Un album à découvrir sans hésitation. Je remettrais une couche en reparlant de la voix de Laura qui est d’une puissance et d’une clarté impressionnante.
 
Critique : Lionel
Note : 8.5/10
Site du groupe : Site de Tystnaden
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