Chronique

CAVALERA CONSPIRACY - PANDEMONIUM / Napalm Records 2014

Ils sont de retour !! La conspiration brésilienne ! L’ouragan CAVALERA CONSPIRACY quitte Roadrunner et déboule chez Napalm Records. Après un « Blunt Force Trauma » pas mal du tout, Igor et Max remettent le couvert avec ce « Pandemonium ». Attention ça risque d’être lourd… très lourd… Je sens qu’après ça faudra au moins du André Rieu ! Allez c’est parti !

Bien que mettant un peu de temps à se lancer, « Babylonian Pandemonium » sonne forcément très brutal mais aussi très death métal, loin du thrash que le groupe nous a livré précédemment. Même le chant de Max est assez méconnaissable.
Bon le thrash revient vite, vous inquiétez pas, « Bonzai Kamikaze » déboule en furie et vous mettra un vrai coup dans les dents. Le riff est tranchant et très réussi. Mais quelque chose me gène… le chant de Max est pas assez mis e avant, cela doit être dû au mixage mais c’est dommage.
Le très court « Scum » sent bon le Sepultura d’époque mais toujours avec cet élan death. Un pur concentré de violence ! « I, Barbarian » est la suite logique. Bourrin, dévastateur, avec certaines sonorités thrash/néo utilisés en clin d’œil à leurs œuvres passées. Le solo est paradoxalement assez heavy (et très bon au passage).
« Cramunhao » commence avec un solo en guise d’intro. Le chant de max est toujours… atypique, mais ne nous plaignons pas, ça change un peu. Encore dommage pour le mixage de ce dernier. Les guitares sont impec, crades et puissantes mais le chant reste malheureusement en retrait.
Quelques touches électro pour « Apex Predator » sur fond de blast et fûts martelés le morceau envoie du lourd mais le style est méconnaissable. Entre l’opus précédent et celui là, le groupe a fait un virage à disons… 160°. (A une ou deux vaches près hein c’est pas une science exacte…)
Purement thrash et bourré de soli, « Insurrection » est un peu plus dans ce que faisait le groupe avant. Marc Rizzo est quand même un putain de bon soliste !! Niveau rythmique le père Max est en forme aussi comme en atteste le très entrainant et taillé pour le live « Not Losing The Edge ». Un poil plus long et plus construit, le morceau est très réussi.
Comme « Insurrection », « Father of Hate » et « The Crucible » enverront des riffs véloces menés par une batterie endiablée. Du pur speed brutal Cavalérien dans ta face.
On terminera l’album avec deux morceaux plus longs, « Deus Ex Machina » qui met un peu de temps à se lancer et idem pour finir. Donc on a un morceau de 3 minutes avec une longue intro et une longue outro. Les deux étant assez inutiles. « Porra » et ses percussions de taule de favelas et sa guitare acoustique apporte une touche d’exotisme à l’album. Le morceau oscille entre acoustique brésilienne, musique salsa et un thrash racé. Jolie réussite et bonne touche pour la fin d’album.

Je dois avouer que les frères Cavalera ont eu le gout du risque. Le style est méconnaissable mais c’est une bonne chose tant on était habitué au même son ces dernières années entre Soulfly et Les précédents Cavalera Conspiracy.
 
Critique : SBM
Note : 7/10
Site du groupe : Site Officiel
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