Chronique

RICHARD ANDERSSON SPACE ODYSSEY - THE ASTRAL EPISODE / REGAIN RECORDS 2005

Le géant claviériste Suédois revient deux ans après l’excellent premier essais (Embrase the galaxy) de son nouveau projet Space Odyssey. Toujours accompagné de Nils Patrick Johansson au chant et de Magnus Nilsson à la guitare et à la basse, cet album va vous faire voyager dans des contrées néoclassiques progressives interstellaires.

Intro au synthé pour « Through dreams and reality » puis l’armada se met en route rappelant méchamment Time Requiem. La voix débarque prenant déjà l’auditeur en extase (surtout moi qui vous devez le savoir depuis, adore ce chanteur). Le groupe a beaucoup évolué depuis son 1er album en y ajoutant beaucoup plus de passages progressifs, à son néoclassique Malmstenien. La guitare de Magnus arrache. Elle est d’une vélocité à faire peur, et n’a pas à rougir face au plus grand. Malgré tout je trouve la prod un peu trop froide.
Deuxième morceau « Astral episode » débute doucement dans un esprit un peu à la Symphony X. Une longue intro qui laisse entrevoir le talent du groupe et surtout un titre irréprochable. Nils se ballade au dessus de la musique, sa voix collant parfaitement à ce style, apportant une puissance hors du commun. Le refrain très néoclassique balance bien. Petit break sur lequel Nils se métamorphose en un clone de David Coverdale splendide (quel frisson). On a l’impression d’écouter le Made in Europe de Deep Purple. S’en suit d’une impressionnante partie instru d’une technique et d’une vélocité déconcertante. Puis on repart une dernière fois avec le refrain avant la fin : 8’34 de bonheur.
Intro très Malmsteen pour « Lord of the winds ». Un mid tempo sur lequel le talent de Nils transpire dans un refrain majestueux : quel coffre !! Un titre plus facile d’axé que les autres mais diablement envoûtant (ah la la ce refrain quelle trique). Un des gros morceaux de l’album.« Dazzle the devil » attaque d’emblée guitare solo en avant. Bien speed elle se rapproche des titres du premier album. La voix posée est un pur régal. Le genre de titre qu’on attend d’un Yngwie. Ne lâchant rien de rien elle te colle à la peau pour ton plus grand plaisir. La fin est splendide, un solo de guitare sublime calme et jouissif sur une nappe de synthé touchante.
Gros riff heavy à la ‘Voodoo Night’ d’Yngwie Malmsteen (Alchemy) pour « Back to the dark ». Ce titre bien puissant vous scotche littéralement, le puissant organe de Nils y étant pour beaucoup. La guitare de Magnus se veux lugubre prête à vous ensorceler. Un titre énorme. Dommage que l’ombre de Voodoo night surplombe de trop cette chanson.
« Presence of mind » reprend un rythme envolé avec le synthé en maître d’œuvre. Une instrumentale qui arrache bien, loin d’être bêtement pompé esur celle déjà existante, elle laisse à l’auditeur le temps d’apprécier le talent des deux solistes dans leur exercice.
Grosse entrée en matière avec « Reversation » qui nous montre un Nils étonnant dans des vocaux peu habituel. Le refrain lui nous fait voyagé entre Majestic et le Embrace the galaxy. Un titre sympa mais un peu en dessous du reste. Par contre le petit dernier « The seventh star fantasy » est magistral. Intro avec quelque chœur de style géorgien puis entrée en matière heavy et puissante, puis le couplet calme au air de Wuthuring Height sur lequel Nils se fait un duo tout seul modulant sa voix en nous faisant croire qu’il y a deux chanteur et enfin le refrain, un moment monstrueux d’une puissance et d’une beauté ahurissante. On reprend nos chœurs et notre refrain subtile. Un must de musicalité emmené par des musiciens talentueux. Le titre de l’album.

Conclusion : si vous aimez le très bon néoclassique jetez vous dessus de suite, car là Richard Andersson vient de poser un album impeccable. Décente de manche interstellaire, chant lyrique majestueux, la recette des grands interprétée avec maestria.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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