Chronique

AYREON - THE SOURCE / Mascott records 2017

Ah le cas Ayreon !! J'avoue que ces derniers temps j'avais décroché du projet d'Arjen Lucassen qui devenait de plus en plus complexe jusqu’au trop plein 'The theory of everything' qui pour moi allait beaucoup trop loin. Alors qu'aujourd'hui sort le prequel de son histoire fictive(l'avant 01011001) je me replonge dans cet univers unique en espérant que celle ci retrouve plus de simplicité.

Un début calme pose l'ambiance avec «  The day that the world breaks down  » mené de voix de maître par un James Labrie envoûtant. A la suite on retrouve la patte inimitable de Mr Lucassen, pour un titre épique qui met dans le bain assurément. Les multiples invités se succèdent et nous livrent une pièce en or massif.
On calme le jeu le temps d'un «  Sea of machines  » qui se veut bien plus aérien. Une pièce qui permet de reprendre son souffle après les 12 minutes de prog intensif. Puis «  Everyboby dies  » attaque de manière plus percutante et groovy. Un excellent moment qui permet de poursuivre cette histoire, concentré, avec des chansons vraiment différentes les unes des autres !!
«  Star of sirrah  » malgré son début en acoustique, envoie un riff pachydermique qui te prend à la gorge !!! Rien que cela, ça scotche !! La suite est très progressive avec plein d'évolutions qui font la marque de fabrique d'Ayreon. A noter un solo explosif de Paul Gilbert (Mr Big). La grande classe !! Titre plus court avec «  All that was  » tout en acoustique qui voit un duo de toute beauté Simone Simone (Epica) / Floor Jensen (Nightwish) prendre place.
« Run ! Apocalypse ! Run ! » change à nouveau la donne avec du rentre dedans et du rythme qui mettent le feu !! Ça rappelle les vieux albums du créateur et quel pied mes amis !!! Pour moi l'un des meilleurs passages. Le premier cd se termine avec « Condemned to live » qui retrouve l'esprit folklorique du groupe et nous berce avec délicatesse jusqu'au bout, avant de poursuivre les péripéties de nos protagonistes.

Le deuxième cd débute avec « Aquatic race » et la voix hallucinante de Michael Mills, pour un pur produit prog spatial. Du Ayreon pur et dur dans son ADN le plus profond qui permet de rester branché avec l'histoire de ces Forevers. On enchaîne avec « The dream dissolves » qui comme on le remarque depuis le début alterne un moment calme après un passage plus métal. C'est donc à nouveau le cas ici où on retrouve notre duo féminin efficace !! Un titre plus mélancolique qui annonce bien les problèmes vécus par nos héros. A noter un solo lumineux de Marcel Coenen qui laisse sans voix.
Un peu de fun sur fond de guitare lourde arrive avec « Deathcry of the race », qui voit un duo Russel Allen (magistral) Tobias Sammett (monstrueux) faire des étincelles. Cette influence orientale apporte un peu de fraîcheur qui fait toujours son effet. A noter le sublime passage arabisant de Zaher Zorgati (Myrath). Dommage qu'au vu de son immense talent celui ci ne soit pas plus employé ! Un grand moment de plus !!!!
« Into the ocean » prend le relais sans temps mort avec un riff à la Blackmore du plus bel effet. Un titre à la Rainbow qui surprend mais fait son effet sans sourciller. Cette fois ci Arjen a réussi à faire de chaque titre un moment unique imbriqué dans son histoire complexe. Chapeau !!!
Avec « Bay of dreams » James Labrie nous prend aux tripes avec des sons futuristes, qui évoluent vers quelque chose de plus rythmé jusqu'à l'arrivée de l'énergique et presque énervé « Planet Y is alive » qui déboule et te fait remuer la tête. Je ne sais pas comment il fait mais les interventions de ses prestigieux invités subliment ses morceaux comme rarement. (Mention spéciale à Hansi Kursch pour ce refrain chantant). A noter là aussi un solo magistral de Guthrie Govan tout en finesse qui ne laisse pas indifférents les amateurs de 6 cordes.
Début mélancolique pour « The source will flow » qui nous touche et nous laisse dans ce calme triste et bouleversant. Heureusement que la plus enjouée « Journey to forever » et ses influences celtiques arrive et nous redonne le sourire. Un changement radical d'émotions qui permet d’être toujours aussi connecté à cette formidable histoire.
La fin approche avec « The human compulsion » qui rappelle « Confrontation » de 'The Human Equation' puis « March of the machines » sombre et oppressante qui devient le lien avec sa suite '01011001'.

Conclusion : Ouf !!! Je suis soufflé par ce nouvel album du Hollandais volant qui a réussi à revenir à quelque chose de plus clair tout en gardant son talent et son inspiration au plus haut niveau !!! Un feu d'artifice de chanteurs d'exceptions, sur une musique unique et enivrante qui vont vous faire voyager au plus profond de la galaxie ! Encore une œuvre indispensable.

Vocalists

James LaBrie (Dream Theater) as The Historian
Tommy Karevik (Kamelot, Seventh Wonder) as The Opposition Leader
Tommy Rogers (Between the Buried and Me) as The Chemist
Simone Simons (Epica) as The Counselor
Nils K. Rue (Pagan's Mind) as The Prophet
Tobias Sammet (Edguy, Avantasia) as The Captain
Hansi Kürsch (Blind Guardian) as The Astronomer
Michael Mills (Toehider) as TH-1
Russell Allen (Symphony X) as The President
Michael Eriksen (Circus Maximus) as The Diplomat
Floor Jansen (Nightwish, ex-After Forever, ex-ReVamp) as The Biologist
Will Shaw (Heir Apparent), Wilmer Waarbroek, Jan Willem Ketelaars, and Lisette van den Berg (Scarlet Stories) as The Ship's Crew
Zaher Zorgati (Myrath) as The Preacher1


Musicians

Joost van den Broek (ex-After Forever) - grand piano and electric piano
Mark Kelly (Marillion) - synthesizer solo
Maaike Peterse (Kingfisher Sky) - cello
Paul Gilbert - guitar solo
Guthrie Govan (The Aristocrats, ex-Asia) - guitar solo
Marcel Coenen (Sun Caged) - guitar solo
Ed Warby - drums
Ben Mathot - violin
Jeroen Goossens (ex-Pater Moeskroen) - flute, wind instruments
Arjen Anthony Lucassen - electric and acoustic guitars, bass guitar, mandolin, synthesizers, Hammond, Solina Strings, all other instruments
 
Critique : Guillaume
Note : 10/10
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