Chronique

ASTRAL DOORS - BLACK EYED CHILDREN / Metalville 2017

Nos Suédois remettent le couvert avec ce 8ème album, qui aura peut être une meilleure exposition du fait de la notoriété grandissante de son chanteur Nils Patrick Johanson après son passage chez Civil War (on peut toujours espérer).

Dès l'entame avec « We cry out » on retrouve la patte du groupe et son style établi depuis ses débuts. Comme on pouvait l'imaginer le groupe ne va pas changer d'un iota sa musique. On trouve en deuxième position un lourd mid tempo avec « Walls » qui porte bien son nom tant on a l'impression de ce prendre un mur en pleine gueule !
« God is the devil » retrouve notre style plus fun avec son refrain chantant. Un album qui se déroule comme on l'imaginait. Un orgue hammond nous ouvre la joyeuse « Die on stage ». La suite assez rythmée permet de taper du pied et de se laisser prendre au jeu.
On continue dans la joie et la bonne humeur avec « Tomorrow's dead » et son début calme, qui nous offre un mid tempo sombre. Le groupe nous distille toutes ses recettes mainte fois écoutées et commence à manquer d'argument pour rester actif. On accélère le rythme avec un « Good vs bad » qui fait son effet malgré son aspect déjà vu et sa très forte consonance Dio.
« Suburban song » poursuit sur le même ton cet opus qui retrouve un peu de lumière. Et on lâche rien avec « Lost boy » qui nous laisse dans cet éternel recommencement qui se laisse écouter avec un certain plaisir mais peine à surprendre.
La sautillante « Slaves to ourselves » fait son effet et te permet de chanter à plein poumon. C'est toujours ça de pris. Place à l'épique « Black eyed children » qui durant ses 8 minutes nous fait voyager au grès de son histoire, puis on termine avec du plus fun « Jesus Christ moviestar » une belle satire sur fond de hard énergique.

Conclusion : Astral Doors poursuit sa carrière avec sa potion magique qui commence à fortement se dissoudre. À trop tourner en rond on finit par avoir mal au cœur, et écœurer ses fans n'est jamais une bonne idée. Il va devoir se remettre fortement en question s'il ne veut pas finir dans les limbes du métal.
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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