Chronique

NOTHING MORE - THE STORIES WE TELL OURSELVES / Eleven seven music 2017

Voilà bien un groupe dont j'attendais beaucoup de son deuxième opus ! Les Américains auront mis 3 années pour cela et j'espère que la première très bonne surprise sera confirmée. Let's go !

Une très très courte intro « Ambition / Destruction » nous ouvre cet opus jusqu'à l'arrivée de « Do you really want it » qui permet de retrouver nos jeunes gens en pleine forme et inspirés. Un titre rentre dedans qui fait son effet et pose de très bonnes bases.
« Convict / Divide » est un interlude qui intronise « Let' em burn » qui sonne très US et se rapproche par moment d'un Sixx AM voire d'autres formations plus grand public. Un titre étonnant mais très bien ficelé qui montre l'étendue du talent de ce groupe Texan hors du commun.
« Ripping me apart » se montre plus ambiante sauf pour le refrain enjoué et fun qui explose littéralement. En trois titres le groupe nous en met plein la vue et cela se confirme avec « Don't stop » qui malgré un début étrange se transforme petit à petit avec ses faux airs de 30 Second To Mars. Le groove et la patate insufflés à ce titre devraient être prenants en concert !! Encore un titre très (trop) fouillé qui déstabilise.
« Funny little creatures » elle aussi part dans beaucoup de sens et se voit revenir à la normale lors du refrain toujours ultra efficace. Pas la plus facile !!
Nouvel interlude « React / Respond » qui permet de reprendre son souffle avant de poursuivre avec « The great divorce » et ses percussions envahissantes. La suite lorgne vers un gros mid tempo à la Korn qui là encore nous prend à contre pied. Le travail de Jonny Hawkins au chant est juste époustouflant se livrant à fleur de peau dans des interprétations viscérales prenantes.
La ballade « Still in love » permet de planer dans ces ambiances spatiales sur lesquelles Jonny est vraiment immersif ! Puis pour changer un interlude « Alone / Together » très très calme avant « Go to war » qui reprend la machine de guerre malgré son début à capela. La suite sonne presque comme une rencontre entre Muse et 30 Second To Mars avec un soupçon de Fall Out Boy. Un titre très subtil et magique.
Le début acoustique de « Just say when » permet de nous lancer dans une nouvelle aventure. Le groupe maîtrise réellement son univers et propose plein de bonnes idées comme sur le premier opus mais mieux digéré. Une petite sucrerie bienvenue. « Accept / Disconnect » est l'avant dernier interlude qui nous mène à « Who we are » qui sonne presque facile au vu du reste de l'album mais délivre un morceau de choix. Une sorte de single en puissance pour attirer les gens dans leur univers.
« Tunnels » se la joue plus mélodique et apporte encore quelque chose avec son aspect plus commercial très US. Dernier interlude pour « End / Begin » qui annonce la fin « Fade in / Fade out » une ballade triste qui clôt de manière mélancolique un effort de toute beauté. Du grand art !!

Conclusion : Comment être déçu par un tel album !? Nothing More prend un malin plaisir à aller partout tout en étant cohérent et renforce sa personnalité garce à un chanteur ahurissant de maîtrise. Un très grand album pour un très grand groupe en devenir qui fait du bien dans ce paysage souvent trop conventionnel.
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
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