Chronique

THY MAJESTIE – JEANNE D’ARC / Scarlet Records 2005

 
Il était attendu ce troisième album du combo italien. Après moult péripéties voilà que la France est à l’honneur avec l’histoire de la célèbre pucelle Jeanne D’arc. La question est de savoir si l’on va entendre des voix ou bien si cela va être du concret ?
 
Comme dans toute histoire il faut une introduction, et celle-ci ce nomme « Revelations » et nous plonge dans un domaine sombre, avec une ambiance lourde et pesante histoire de se mettre en conditions ; sans oublier la fin épique avec des voix en fond, ce qui est énorme.
Pas question de faire dans la dentelle, on attaque directement avec « Maiden Of Steel » qui avait était choisi comme single d’approche on line pour la présentation de l’album. Autant vous dire que l’on prend une grosse claque immédiatement. Niveau compo on sent toujours la patte de Claudio et la voix du nouveau chanteur Giulio arrache tout. Une voix douce mais puissante. Le refrain est simple, facile à retenir et bien trippant. Un pur bonheur sur ce morceau épico-historique qui annonce un bon album.
Aller, on continue dans la puissance avec « The Chosen » qui là aussi nous scotche. Les trompettes prennent le devant sur un air calme avant l’arrivée de la basse et d’un tempo chevaleresque (attention : rien à voir avec Rhapsody !). Un mid tempo se met en place, mais quelle chanson ! On a envie de prendre un cheval et de partir au galop la fronde à la main pour défoncer l’ennemi. Et le refrain…. Enorme, je ne peux pas dire autre chose. Break, et passage avec des chœurs pour embellir le tout, suivi de peu par un solo guitare magique.
On continue dans la foulée des claques avec « Ride To Chinon » qui arrive chevauchant à travers nos oreilles pour faire vibrer notre corps sans cesse. Les performances vocales de Giulio sont un vrai régal et arrivés sur le refrain, j’en reste une fois de plus scotché.
Au tour de « For Orleans » de se montrer. Une atmosphère sombre pèse, pour coller encore mieux à l’histoire. Un morceau épique de huit minutes avec un long passage instrumental pour donner encore plus de sensations. Le chant vient se poser par la suite sur la musique et quand ce dernier s’arrête on entend au fond le bruit incessant de la foule combattant pour défendre sa ville. Une grosse bataille retransmise avec un maximum de sensations et de sincérités à travers la musique et les paroles.
Voilà pour moi LE morceau de l’album. La masterpiece : énorme, puissant, jouissif, grandiose. Il se nomme « Up To The Battle ». Il arrive à fond dans les tympans sans crier garde et une seule envie nous prend : headbanguer sans arrêt. La batterie se fait déchirer tout comme les cordes des grattes. Une nappe de synthé vient appuyée l’ambiance magique et déchirante. Le chant de Giulio est extra, le côté agressif de la voix avec des connotations aiguës rendent ce morceau…. Arghhhh !!!! Le refrain est dantesque, le solo guitare aussi. Ca fuse de tous les côtés et écouter ce morceau en boucle ne me dérange en aucun cas. Mais alors pas du tout !
 Aller on va un poil reposer les esprits avec « March Of The Brave » qui est un interlude, avec tambours, clavecins, chœurs.
Hop, on revient dans le gros avec « Rise Of The King » qui nous remet une nouvelle claque. Le synthé est mis en avant, la batterie en fond. Un break et on rentre dans un morceau epic speed magique donnant un max de sensations encore une fois. Les alternances speed / calme rendent le morceau encore plus intéressant.
Vous croyez qu’on s’arrête là ? Faux ! Voilà maintenant « Siege Of Paris ». Les cloches sonnent, les prières se font entendre, l’atmosphère est lourde, des voix féminines viennent se glisser dans nos oreilles avec douceur avant de rentrer dans une grande bataille pour la capitale française. Un mid tempo lourd avec un chant calme mais sombre. On se croirait dans les ténèbres avec un ciel noir, des cendres et des braises de partout. Le chaos est là, mais la musique est terriblement belle et attrayante. Sur certains passages on croirait entendre Andi Deris.
Il est temps pour la pucelle de se faire brûler et c’est avec « Time To Die » que cela se fait. Les chœurs ouvrent le morceau, avec un violon et une voix féminine pour diffuser ce sentiment de tristesse et de peine pour ce moment tragique de l’histoire française. Un hommage à Jeanne D’Arc énorme, rempli de sensation dans cette semi-ballade médiévale remplie de beauté et d’intensité. La chaire de poule je vous die sur ce morceau. Et les paroles…. !!! Je vais me répéter certes, mais un seul mot me vient : magique !
Nouvel interlude avec « Inquisition » qui nous replonge dans un univers sombre et pesant appuyé par des chœurs guerriers lointains.
Voilà le final de cet album avec « The Trial » qui ne nous laissera pas sur notre faim. Une intro épique se met en place pour un morceau tragique à l’ambiance triste. La double se fait bien titiller pour donner un effet de puissance ; le tout avec une atmosphère noire. Un morceau majestueux de neuf minutes alternant passages mélodiques et passages sombres pour nous donner un maximum de sensations en ce final émouvant.
 
Conclusion : Grandiose tout simplement. Avec les deux premiers albums, Thy Majestie nous avait montré qu’ils avaient du talent mais là c’est plus que confirmé. Ils nous le prouvent, et c’est l’album de l’année 2005 à ne pas louper. Une grosse tuerie à acheter les yeux fermés.
 
Critique : Lionel
Note : 10/10
Site du groupe : site officiel de Thy Majesty
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