Chronique

TOKYO DRAGONS – GIVE ME THE FEAR / Escapii Music 2006

Comme son nom ne l’indique pas ce groupe est originaire de Londres (vous aussi vous vous seriez fait avoir). Voguant sur la déferlante The Darkness, ce jeune combo va aujourd’hui prouver que non le hard Anglais n’est pas mort.
 
Débutant par un « What the hell » sans concession, ce titre vous plonge en plein hard rock n roll très à la AC/DC avec un petit air Kiss par ci par là surtout au niveau de la voix et quelque autre grand nom du hard. Donc ça balance grave mais il n’y a aucune nouveauté ni au niveau du son que du jeu, un album qui commence pas dans les meilleures conditions. Pour continuer « Get ‘em off » va vous faire bouger de votre fauteuil car ça envoi grave, mais bon ; les frères Young on fait ça bien avant et « Do you wanna ? » poursuit sans relâcher le tempo relevé. Pour ce qui est de l’énergie du groupe, franchement rien à dire par contre le reste y a un hic.
Bon continuons sans se préoccuper du déjà entendu.
« Come on baby » sonne très Kiss la voix de Steve Lomax pourrait rappeler Paul Stanley. Que dire de plus ça balance pas mal c’est quand même bien joué (heureusement) un passe un bon moment mais rien de bien éclatant quand même. « Let it go » n’apporte rien de plus mais il est bizarre de constater que malgré ses défauts cet album se laisse déguster avec un certain plaisir (sans aller jusqu'à la jouissance).
Constatation, avec « Johnny don’t wanna ride » avec un je ne sais quoi de Thin Lizzy pas dégueux, pour un titre tout aussi décapant. « Teenage screamers » n’y changera rien, il n’y a aucun temps mort, pas une seconde de répit c’est à fond les ballons !
Vous tenez encore le coup car « Ready or not » débarque, ses guitares en avants pour un bluesy qui sent bon les plaines désertiques Australiennes (vous voyez ce que je veux dire ?).
Ah la la quel bon moment tout de même et ce n’est pas « Burn on » qui me fera dire le contraire avec encore un titre tout droit sortie des gloires des 70’, la prod délicieusement « vintage » donnant encore plus l’impression d’écouter un groupe de la grande époque qu’un tout jeune tout frais.
« Rockin’ the stew » arrache bien, car on s’y prend au jeu durant le temps qui passe, on ce mes à sauter partout, à hurler, à chanter tout en picolant des bières et lâcher des rots monstrueusement pas humain ( la classe quoi !!). Pour terminer un petit « Chasing the night » très Kiss qui calme un poil tes sens surchauffés. Un final qui comme le reste de l’album assure grave tout en restant très « déjà entendu ».
 
Conclusion : un opus sympa à écouter qui ne révolutionnera rien mais alors rien du tout. Un bon moment à passer avec ces Anglais qui vous ferons regretter le bon vieux temps du rock n roll : alors un conseil poussez vos meubles !
Réservé au fan d’ AC/DC, Green dollar colour et Nashville Pussy. 
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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