Chronique

THE PROWLERS – DEVIL’S BRIDGE / LOCOMOTIVE RECORDS UNDERCLASS

Nouvelle venue trans-alpine The prowlers débarque avec un nouvel album et compte bien faire belle figure dans le monde du power métal.
Allons voir si cet album fera leur ambition ?
 
On commence comme il se doit sur de douces notes qui embaument mes oreilles « Alone in the dark » nous plonge dans une ambiance calme avant que tout se change pour nous montrer un power efficace  et prenant, surtout grâce à l’organe surpuissant de Fabio Minchillo, une sorte de mix entre Thomas Laasch (Chinchilla) et Terence Holler (Eldritch).  Un début énorme ! les musicos ne sont pas manchots et le prouvent dans de bons solos ainsi que des changements de rythmes intéressants. « YTT » poursuit  dans le même esprit. Le synthé cette fois ci ,se fait plus présent et l’ambiance est plus cool que précédemment. Fabio apporte toujours beaucoup dès qu'il pousse la chansonnette ce qui est un bien pour le groupe. Par contre le titre manque d’un petit quelque chose pour le rendre plus accrocheur surtout après la déferlante que l’on s’est prise. Là encore quelques touches progressives viennent se greffer.
« The invisible prison » commence dans un esprit plus prog, avant que le power métal ne reprenne sa place. Il est vrai que cela me rappelle pas mal Eldritch dans la composition et la puissance. Par contre comme tout à l’heure certains passages font très Chinchilla la voix y étant pour beaucoup mais aussi la musique. Début calme au piano pour « A last gaze » puis on reprend l’habituel power mélodique efficace et rentre-dedans. Pas beaucoup de changement, mais bon, la sauce prend assez bien même s' il reste parfois quelques grumeaux (c’est le début).
Encore une fois le groupe n’hésite pas à y inclure des passages changeants pour ne pas lasser l’auditeur. Un effort apporté aux arrangements plus mélodiques, qui se rend payant.
« Fused » elle, est plus sombre, mais le groupe ne s’arrête pas là et déploie des accents mélodiques, d’autres plus heavy et même quasi-trash avant le solo pour enrichir sa musique. Et oui, l’ombre du travail d’Eldritch plane au dessus d’eux. « Acide one » ouvre avec de grosses parties guitares. Un début qui me rappelle un peu Dream Theater période Awake. Une instrumentale pas mal progressive tout en restant bien heavy.
« Imagination game » ne change pas d’un iota ,non ce n’est pas le nouveau Chinchilla mais on pourrait franchement facilement y croire. Toujours ces touches techniques qui enrichissent le paysages musicales de The Prowlers.
Pour terminer voici la trilogie « Devil’s Bridge » : tout d’abord « Prelude » du style musique de film genre péplum puis « Part 1 »  assez théâtral est bien sympa et ferait presque penser à Time Requiem voir Evil Masquerade. Un peu de changement qui fait plaisir. Suite et fin avec « part 2 » qui continue dans le même esprit mais en plus sombre et plus heavy métal. Il est étonnant de parfois penser au côté théâtral de certain titre d’Iron Maiden à l’écoute de cette pièce musicale.
Une trilogie qui est largement le moment le plus intéressant de l’album. Une bonne idée que voici.
 
Conclusion : un album plaisant qui ravira les fans de Chinchilla et d’Elditch tant les ressemblances sont parfois très (trop) frappantes. Un ensemble assez cohérent qui ne tardera pas à trouver son chemin. A découvrir.
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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