Chronique

WINGER - DEMO ANTHOLOGY / Frontiers Records 2007

Winger, groupe New Yorkais fondé en 1986 par Kip Winger, ex bassiste d’un certain Alice Cooper, bientôt rejoint par Reb Beach à la guitare (de nos jours chez Whitesnake), Rod Morgenstein à la batterie, puis Paul Taylor à la basse, permettant ainsi à Kip Winger de se consacrer au chant, avant quelques petits changements de line-up. Le groupe nous propose du Hard FM, rencontrant à l’époque un honnête succès. Le groupe nous livre ici un double album qui est en fait une compilation de démos, qui pour certaines n’ont jamais figurées sur aucun album. Pour commencer, notons que malgré le fait qu’il s’agisse exclusivement de démos, le son est de plutôt bonne qualité, mais avec tout de même un bémol concernant la batterie, où le son est disons…pourri ! Mais les 2 cd sont écoutables.

Je mets le 1er CD dans ma platine, et tout débute par Madalaine, titre très Hard FM 80’s, kitch à souhait. Intro au violon pour Hungry, titre typique du style et de l’époque. Puis raisonne Seventeen, l’un des tubes, sinon LE tube de Winger, celui qui lui valut à l’époque d’être adulé par les uns, ou franchement détesté par les autres (on se souvient dans un clip de Metallica voir James et compagnie jouer aux fléchettes sur un poster de Kip Winger…). Décidément les riffs de Mister Beach sont vraiment percutants, citons en vrac State Of Emergency, Time To Surrender , Hangin' On, Star Tripper , You Are The Saint , I Am The Sinner , In The Heart Of The Young, pour donner une idées aux non initiés.

On comprend pourquoi Reb Beach bosse aujourd’hui avec David Coverdale…On est parfois dans la même dimension que Whitesnake, avec les accents bluesy en moins. Le premier disque (soit 20 titres) se laisse écouter de manière très agréable, me faisant personnellement découvrir quelques bijoux ; le titre Only love, qui correspondrait bien à Bon Jovi par exemple. Miles away, balade épique avec envolées. Seule petite critique ; des titres comme Can’t get enuff, une peu trop « Leppardien » à mon goût.
Tout cela est encourageant et l’on change donc de disque.
Nous repartons sur la même lancée avec All I ever wanted, Hard FM, allant parfois même vers du Metal soft…Même recette pour Skin tight, petite ballade de rigueur avec Never (un peu longuette tout de même, mais on aura droit à une autre version…aussi longue !!!). Someday, Someway et Blind revolution mad, plus rentre dedans, prennent la suite, avant la sympa mid tempo Down Incognito. Hour Of Need, Junk Yard Dog, et The Lucky One prennent la suite et restent dans la même veine. Like A Ritual suit, In For The Kill me paraît adapté à du Kiss , une bonne surprise et un bon coup de cœur pour No Mans Land, Who's The One, et Written In The Wind. Des titres excellents qui vous mettent en tête une quantité de groupes, mais lorsque l’on replace ces démos dans leurs contexte (le milieu des années 80), on se rend compte que ce groupe avait vraiment une bonne idée de ce qui pouvait marcher…) Until There Was You , Without Warning, Give Me More, sont autant de titres qui se laissent écouter, pour peu que l’on ne soit pas trop opposé à la nostalgie.

Conclusion : Un bon investissement pour les fans du groupe, puisque que nous avons droit ici à une bonne dizaine d’inédits, plus des démos différentes des versions albums. Mais vue la relative bonne qualité du son pour des démos, il s’agit également d’un bon support pour découvrir ce groupe, quasiment inconnu de nos contrées.
 
Critique :
Note : 7.5/10
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