Interview

PRETTY MAIDS (2017 - Version française) - Ronnie Atkins (Chant)

Le truc génial avec le heavy métal c’est que l’âge ne compte pas. Après le super concert de PRETTY MAIDS il est temps de s’asseoir un peu et de parler avec Ronnie du groupe, de musique et un peu de la société. Voici une interview avec un des mec les plus gentil que j’ai rencontré.

SBM : Salut Ronnie ! Tout d’abord merci pour ton temps, vous êtes finalement de retour au Hellfest, comment te sens-tu ?


Ronnie : Bien, j’ai de bons souvenirs, je crois qu’on a joué une fois avant, en 2010, ça fait sept ans ! Bon j’étais là avec Avantasia mais là c’est avec PRETTY MAIDS, on est content de jouer pour nos fans français et peu importe qui est là, il y a beaucoup de gens français puisque c’est un festival français. C’est vraiment cool, le public était génial, putain ils ont tenu, il fait 35° dehors, c’est rude et dur.

Je suis totalement d’accord, le public était bien là, c’était en effet un super show. Et le public français a toujours était là pour PRETTY MAIDS, peux-tu nous en dire plus sur la relation que vous avez avec les fans français ?

Et bien ça fait plaisir de revenir, j’aimerais revenir en France et jouer un set entier en tête d’affiche, comme dans les années 80 ou 90, le France a toujours était importante pour PRETTY MAIDS et l’est toujours. A cette époque on venait, on tournait, on a fait quelque chose comme six ou sept concerts sur la tournée « Future World » ou « Jump The Gun ». Donc putain les fans français me manquent et aujourd’hui on a juste pu jouer 45 minutes mais c’était mieux que rien et j’ai vu les gens chanter des vieilles chansons, des nouvelles chansons, tout le groupe a vraiment passé du bon temps.

C’est une façon de dire, « On est toujours là » !

Oui on est toujours là et les fans aussi alors c’est génial !

Sur le dernière décennie, ou quelque chose comme ça, PRETTY MAIDS semble être de retour en temps que grand groupe, tu le vois comme ça ?

Je pense que depuis qu’on a fait « Pandemonium », en 2010, on a été sur la route, je pense qu’on a prouvé au public partout dans le monde qu’on est toujours capable de faire un bon album, et les trois derniers albums : « Pandemonium », « Motherland » et « Kingmaker » ont eu de bonnes critiques et on le sent avec le public quand on joue en Europe, aux E.U, au Japon, peu importe, on peut voir des vieux fans et on en a toujours quelques nouveaux qui arrivent ce qui est vraiment cool. Ça me réchauffe le cœur, voilà ce que ça donne de continuer, de survivre, d’être toujours pertinent, de pouvoir toujours faire un bon album et un bon concert, donc oui je suis content.

Tu peux ! « Kingmaker » est un bon album, vous utilisez toujours les ingrédients de votre recette secrete pour faire de la bonne musique. Maintenant que le temps a passé, quel est ton opinion de « Kingmaker » ?

Je pense que c’est un bon album, je l’aime, autant que « Motherland » ou « Pandemonium » et avec « Kingmaker » on a juste essayé, patiemment, de faire la même chose, comme à chaque fois qu’on fait un album, tu te donnes à fond, t’essayes d’écrire les meilleures chansons, et c’est un bon album, et lyriquement c’est plutôt pertinent, peut-être un peu politique je sais pas trop. On est pas de gauche ou de droite, c’est juste… Ce qu’il se passe dans le monde, et le monde est en feu, c’est le thème de la plupart des paroles.

En fait on peut vraiment entendre cette rage sur certains morceaux et le titre éponyme « Kingmaker » me fait toujours penser à Trump, parce que je peux pas croire qu’un mec comme lui est président d’une des plus grosse nation au monde. Je pense toujours qu’il y a un « Kingmaker » qui tire les ficelles.

Tu sais c’est une coïncidence, quand j’ai entendu que Trump était élu j’ai pensé que c’était une blague, je n’aurais jamais cru, dans toute ma putain de vie, qu’il finirait président. C’est une putain de disgrâce, sérieusement c’est putain d’horrible, de dire ce qu’il a dit pendant sa campagne, et personne ne savais pour quoi ils votaient… Je pense pas qu’il soit un mauvaise personne à ce point, il est juste très très différent. Maintenant les américains disent « Président différent », mais quand même il est le leader du monde libre merde !

L’album a était enregistré environ un an avant son élection de toute façon, mais je suis pas politique, je pense qu’il y a plus de sujets sérieux sur l’album, sur le terrorisme, le djihadisme qui me font vraiment peur, et vous autres français en savez quelque chose.
Tu sais j’aime tout le monde sur Terre, je pense que chacun doit croire en ce qu’il a envie de croire, mais quand ça devient extrême c’est là que ça devient dangereux et que ça m’effraie.
C’est de ça que parle certaines chansons, bien sûr j’ai été affecté de voir des personnes brûler vivantes, des personnes décapitées, putain mais qu’est ce qu’il se passe !? J’essaye juste d’ouvrir les yeux des gens. Je que c’est déjà le cas pour beaucoup d’entre eux mais j’aime écrire sur des choses pertinentes. On est pas un groupe politique mais on fait toujours ça !

Quelque part c’est votre devoir de groupe de rock et métal d’ouvrir les yeux des gens, livrer un message.

Je pense que les gens veulent être amusé apr le rock’n roll, ça doit pas être trop négatif ou déprimant et politique, mais je peux rien y faire, je dois écrire avec le cœur, c’est ce que j’essaye de faire.

Tu fais ça bien mec !
Tous les groupes des années 80 sont toujours en forme, et c’est plutôt bien ! Quel est votre secret ?


Oh moi ? (Rires)

Ouais ! Toi et les autres si tu le sais ! (Rires)

Je pense que le truc le plus important est d’être mentalement au top, tu dois décider de comment faire. En 2010 avec « Pandemonium » j’ai dû décider et, personnellement, je voulais vraiment le faire. Pendant 17 ans on a été sur la route, on a passé du bon temps ensemble, socialement, je me sens, en tant que chanteur, très bien ! Je me sens même mieux qu’il y a quinze ans.

Bien, ça veut dire que tu vas durer longtemps ! Malheureusement la plupart des groupes des années 80 arrivent à la fin de leur carrière. Que penses-tu de la prochaine génération de groupes de métal ?

Oh tu sais je suis pas trop dans les nouveaux trucs qui sortent, j’en écoute quelques fois, un genre de lien avec mon fils qui a 24 ans maintenant, mais il écoute tous les genres de musique, et moi aussi, je suis plutôt ouvert d’esprit, mais quand j’écoute du hard rock à la maison, j’écoute mes vieux trucs, comme Black Sabbath, AC/DC, Rainbow, Whitesnake, Def Leppard. C’est la musique que j’aime, j’y reviens toujours parce que je pense que pendant les années 70 et 80, tout le bon hard rock et métal mélodique a été écrit.

C’est justement ça. Tous ces groupes que tu as cité peuvent réunir des gens de différentes générations. C’est dur, de nos jours, de trouver de tels groupes et quelque part ça me fait peur.

Tu sais ce que je dis toujours, et je sais, c’est un cliché de dire ça vu que je l’ai dit des centaines de fois, des milliers de fois même. Mais une bonne chanson est un bonne chanson. C’est juste une question de packaging et de comment le présenter aux gens.

J’aime vraiment ta philosophie !

Et je suis honnête, sérieusement.

Et en parlant de nouveau et de vieux : penses-tu que ton voyage avec Avantasia vous a aidé à atteindre de nouveaux fans ?

Je pense que oui. Tu sais je me suis fait un nom avec Avantasia, J’étais et suis toujours un membre de ce groupe et je vois beaucoup de T-shirt Avantasia aux concerts de PRETTY MAIDS donc heureusement j’ai ramené de nouveau fans. Et je pense que Tobias a à peu près la même philosophie que moi : une bonne chanson est une bonne chanson.
Il a fait d’excellentes chansons sur l’album « Ghostlight » et je ne dis pas ça parce que je suis dessus, mais « Let The Storm Descend Upon You » est une des putains de meilleure chansons que j’ai écouté depuis des années, c’est putain d’épique, je considérerais ça comme un chef d’oeuvre tu sais. C’est un grand compositeur et je pense qu’on a à peu près le même public.


Je vais être honnete, c’est grâce à lui que je suis là aujourd’hui. J’ai découvert PRETTY MAIDS à travers Avantasia.


Oh alors fallait pas poser la question ! (Rires)
Il est bon, c’est mélodique, prog mélodique, rock métal, peu importe ce que c’est.

Je suis entièrement d’accord !
Et donc après la saison des festivals quels sont les plans pour le groupe à la fin de l’année ?


Et bien cet été on va tourner pour les festivals on va faire une autre partie de la tournée « KIngmaker » en décembre et janvier en Europe, on passera sûrement par la France, du moins on espère. Et j’ai deux concerts avec Avantasia, puis en 2018 on fera sûrement quelques festivals et peut-être commencer à écrire pour le prochain album pour l’enregistrer en 2019.

Tout ce que j’espere c’est que vous passerez dans le sud de la France !

J’aimerais faire une vraie tournée en France, comme on faisait dans les années 80 pendant « Jump The Gun » tu vois, on est allé à Besançon, Carcassonne, Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes…

De partout en France.

Ouais ! C’est pourquoi ça fait un putain de bien d’être là au Hellfest aujourd’hui. Comme j’ai dit au public, j’aime revenir ici et j’aimerais venir des concerts en tête d’affiche en France !

Je vais croiser les doigts ! J’aimerais que ça se fasse !

Et moi donc ! C’est dans les mains des promoteurs !

J’irai leur parler !

Oui fais le ! FAIS LE !! (Rires)

Au moins je vais essayer ! (Rires)
Écoute je crois qu’on est arrivé à la fin de cette interview, je te laisse les derniers mots si tu veux conclure ou laisser un message aux fans français, c’est à toi.


Je voudrais juste dire à nos fans français que c’était bon de vous voir ici au Hellfest, et comme je disais on espère être de retour en France pour une bonne tournée, peut-être deux ou trois concert avec un vrai set, deux heures de show et jouer plus de morceaux que ce qu’on a joué aujourd’hui !
Merci d’être venu !

Merci mec, c’était un bon moment !

De rien.
 
Critique : SBM
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