Interview

POWER QUEST (Version Française - 2017) - Steve Williams (Claviers)

Bonjour Steve. Je suis vraiment content d’avoir l’opportunité de faire une nouvelle interview avec toi. La quatrième! Que le temps passe vite; sans parler du fait que je suis content que le groupe soit de retour.

Hey Lionel! C’est super de pouvoir échanger avec toi une nouvelle fois. Et oui, c’est vraiment bon d’être de retour !

Nous n’avons que l’embarra du choix niveau discussion. Allons y. Quasiment en début d’année, le groupe a fait son retour officiel avec la sortie du EP « Face The Raven » sur lequel nous avons pu découvrir le nouveau line-up, avec Ashley Edison au chant. Les retours ont été positifs. En attendais-tu autant?

En effet, le EP est sortit il y a un an de ça. Je voulais avoir de nouvelles chansons à jouer pour le retour du groupe mais je ne voulais pas me presser pour un album complet, tu comprends?! Aussi le EP était la meilleure solution. Deux nouvelles chansons, et un titre ré-enregistré du dernier (avant dernier maintenant, ndlr) album sur lequel les fans pouvaient entendre Ashley chanter.
Je voulais avoir du nouveau matériel pour le retour du groupe sur scène à Londres et ça a été génial de voir la très bonne réaction des fans en entendant les chansons. Ce fût une soirée spécial à Londres en septembre dernier. Nous avons eu des fans qui sont venus du Japon, des Etats-Unis et de toute l’Europe pour nous voir.
Je ne savais pas à quoi m’attendre pour être honnête. Quand tu t’es éloigné de la scène pendant quelques années, il est difficile de savoir qu’elle sera la réaction des fans, mais honnêtement ça a été incroyable.

De fil en aiguille, vous avez fait une campagne d’appels de fonds pour produire ce nouvel et sixième album. Dans la foulée vous signez avec Inner Wound Recordings. Pourquoi ce choix?

La campagne d’appels de fonds a tout simplement été pour nous aider à financer les frais du projet. Inner Wound a été super sur cet album aussi. J’en serais même à dire que ça a été la relation professionnelle parfaite à ce jour.

J’ai commencé à parler à Emil de Inner Wound en fin d’année dernière et il était très excité de travailler avec Power Quest. J’avais aussi des touches avec quelques autres labels mais la chose la plus importante était de trouver quelqu’un de vif et d’enthousiaste. Je suis allé à Göteborg en janvier pour rencontrer Emil en personne avant de signer le contrat. Il s’est trouvé que nous étions tous deux des personnes similaires et ce qui a au final signé le contrat.

Depuis le groupe joue beaucoup en concert. Une tournée au Japon etc, sans parler des deux gros concerts que vous avez fait: celui au Sabaton Open Air pour célébrer les 15 ans de l’album ‘Wings Of Forever’ et vous avez aussi fait un concert spécial au ProgPower USA plutôt ce mois ci. Il semble que 2017 soit l’année de Power Quest!

C’est juste incroyable. Après avoir travaillé si dur pendant des années et ne pas vraiment avoir eu d’opportunités ou de chance, soudainement cette année… Boom ! Tout vient d’un coup. Le Sabaton Open Air a été une expérience incroyable et plus spécialement parce que nous avons joué l’album ‘Wings Of Forever’ dans son intégralité. Un seul et unique concert qui ne sera pas refait! C’était plaisant de jouer devant un tel public et de faire partit d’un festival si bien organisé. A un moment pendant que nous jouions, j’avais Bill Hudson (Trans Siberian Orchestra) et Tommy Johannson (Sabaton) qui étaient à côté de moi.

Un rêve est devenu réalité pour moi. J’ai toujours voulu jouer au Japon, et ce depuis longtemps. Aussi quand j’ai eu l’opportunité d’y aller avec Freedom Call et Twilight Force, c’était cool et je l’ai saisie. Les fans ont été très gentils et amicaux. Je n’ai jamais été autant sollicité pour des photos et des autographes mais j’ai adoré chaque moment. Nous avons eu la chance de prendre le ‘Bullet Train’ de Tokyo à Osaka. Yama et toute l’équipe de ACK ont fait du très bon travail.

Le ProgPower Usa a Atlanta a été mémorable aussi. Nous avons été le premier groupe à jouer du festival et ça s’est bien passé. Tout comme au Japon, le merchandising a rapidement été en rupture de stock et les gens ont été très chaleureux et pleins de compliments après le concert. Certains ont même dit que l’on avait ruiné le festival parce qu’on avait été trop bons ahah! Puis nous avons eu Alessio Garavello, le chanteur original de Power Quest, et Matt Smith de Theocracy en invité pendant le concert.

En parlant de tournée, vous allez partager la scène avec tes anciens partenaires de Dragonforce. C’est vraiment génial! Allez vous faire des apparitions spéciales pendant le concert de l’un ou l’autre? Attention au spoil ahah

Bien sur, la tournée avec Dragonforce est la prochaine étape pour nous. De vieux amis, même si seulement Sam et Herman restent de la période à laquelle j’officiais avec eux il y a de ça vingt ans maintenant. Je pense que les fans ont souhaité cette tournée depuis des années et on espère qu’ils seront satisfaits. Je ne sais pas s’il y aura une apparition spéciale ou quelque chose comme ça. On verra bien! Onze concerts seront bien suffisants pour voir ça.
Après cette tournée, nous aurons encore quatre concerts en tête d’affiche au Royaume Uni fin octobre, et ce seront les derniers pour cette année.

Il est temps de parler du nouvel album « Sixth Dimension ». C’est un peu le retour aux sources. La pochette, la production faite par Alessio Garavello, et aussi au niveau compositions. Combien de temps as tu travaillé sur l’album?

Il y avait en effet une petite intention de revenir aux origines et de restituer un peu l’esprit des album « Neverworld » et « Magic Never Dies ». Au niveau de l’écriture des chansons, j’ai du y passer environ six mois si je me souviens bien, et j’ai cette fois ci composé trois chansons à la guitare plutôt qu’au clavier. Ces dernières étant ‘Face The Raven’, ‘Starlight City’ et ‘Revolution Fighters’.
Niveau studio, j’y suis resté quatre semaines pour l’enregistrement, une dizaines de jours pour le mixage et une semaine pour le mastering. C’est vraiment bien de travailler avec Alessio dans ce sens là. C’est un très bon ingénieur et aussi très bon producteur. Et qui pourrait mieux connaître le son de Power Quest que lui? Je pense que je sais où nous enregistrerons le prochain album!

La pochette a été faite une nouvelle fois par Felipe Marchado Franco, et c’est basé sur un concept, des idées que je lui ai donnés.

Tu as choisi « Kings And Glory » comme premier single. Très proche de ce que vous avez déjà fait, mais avec cette touche joyeuse en plus. Un peu comme avec une fontaine de Jouvence.

Je voulais du positif, choisir un titre comme premier single dont les fans pourraient reconnaître l’origine, et donc Power Quest, et ne pas nous confondre avec un autre groupe. Cette chanson aurait fonctionné dans l’album ‘Neverworld’ ou encore ‘Magic Never Dies’ je pense. Nous l’avons joué au Japon pour la première fois et c’était stupéfiant de voir que le public connaissait déjà les paroles seulement quelques jours après sa mise en ligne.
La fontaine de Jouvence? Si je pouvais seulement y sauter dedans, car je vais bientôt avoir 46ans ahah. J’ai simplement été inspiré pendant la période de composition et je pense vraiment que c’est l’album le plus intéressant et complet de Power Quest à ce jour.

D’un autre côté, il y a aussi les invités sur l’album, avec par exemple Andrea Martongelli qui est un ancien membre du groupe, et sur le titre éponyme il y a Anette Olzon. Peux tu nous en dire plus sur ces choix?

Quand j’écrivais le titre éponyme avec Richard West (Threshold), nous en sommes arrivés au point où nous savions qu’il fallait une voix féminine; et Richard m’a demandé si j’avais des idées. La première personne à laquelle j’ai pensé été Anette d’une part parce que j’adore sa voix et elle a cette touche émotionnelle au niveau du chant, cette sensibilité pop vraiment plaisante. Je l’ai par conséquent contactée et a dit oui immédiatement après avoir entendu la démo.
C’est toujours un plaisir de travailler avec Andrea, et j’ai eu la chance qu’il trouve du temps dans son agenda pour jouer un solo sur ‘Revolution fighters’. C’est un monstre à la guitare et une personne incroyable que je suis fiers de pouvoir appeler un Ami.
Je tiens aussi à mentionner Lars Rettkowitz de Freedom Call qui fait un solo sur ‘Coming Home’. C’est un autre bon gars que j’ai rencontré à plusieurs reprises et qui est devenu un très bon ami. J’adore sa contribution à la chanson.

Il y a donc ce titre qui débute lentement et gentiment, puis qui explose soudainement. Il s’agit de ‘Revolution Fighters’ sur lequel Ashley rappelle un peu Timo Kotipelto au début. Un de mes titres favoris de l’album.

J’ai eu la trouille de jouer à la guitare acoustique sur ce titre. La première fois que je joue de la guitare sur un album de Power Quest depuis « Wings Of Forever ». Je suis vraiment satisfait de voir la tournure qu’a pris ce titre alors que c’était une des trois que j’avais composé à la guitare. Je pense qu’Ashley fait un travail exceptionnel sur ce titre, et qu’il deviendra un des titres phares à jouer sur scène prochainement.

C’est l’heure de la dernière question: pendant votre campagne d’appels de fonds, des fans ont eu l’opportunité de faire les choeurs sur l’album. Comment s’est passée cette expérience?

C’était sympa d’avoir des gens venir au studio et de participer au disque. Nous avons aussi eu deux personnes qui l’ont enregistré chez eux et qui nous ont envoyé le matériel après. C’est quelque chose de différent et un moyen aussi de remercier les fans qui nous soutiennent dans le processus de création de l’album.

Nous y sommes. Merci pour ton temps, et j’espère de voir le groupe revenir jouer en France prochainement. Je te laisse dire quelques mots à os lecteurs.

Merci comme toujours pour ton soutient Lionel. J’apprécie vraiment. Cela fait dix ans que Power Quest n’a pas joué en France, et je pense qu’il est grand temps que ça change.
Je tiens à remercier tous nos fans français pour maintenir la flamme allumée et croire en nous, et ce même pendant les temps difficiles. Mais nous sortons de la pénombre et revenons à la lumière n’est ce pas?
Merci encore
 
Critique : Lionel
Vues : 62 fois