Live Report

Hellfest 2011 - 19/6/2011 - Bienvenue en enfer part3

 
A peine avais-je planté les piquets qu’il fallait déjà les enlever pour se préparer au voyage de retour. Oh non, déjà la fin de cette grande fête ???!!!!! Eh oui, plus qu’une journée à profiter de cette grande aventure largement à la hauteur de ces exigences. Déjà l’heure des bilans, et que dire… impeccable sur toute la ligne.

Néanmoins une dernière journée m’attendait et pas des moindres car quand au lever l’on se prend à 12h50, une bonne tranche d’ATHEIST dans la face, ça laisse de « bonnes » traces. Annulée l’année dernière, ces derniers ne nous firent pas faux bond cette année. Toujours le sourire aux lèvres, le chanteur arpentant la Mainstage 02 se fit un plaisir de nous annoncer des morceaux comme « Mother Man » ou autre « Brains ». Etant grand fan de cet album inégalé, et n’étant apparemment pas le seul, le public leur réserva un accueil des plus classieux.

14h30, et désireux de connaître l’avancée musicale des Israéliens d’ ORPHANED LAND, je voulais découvrir les nouvelles compositions d’une oreille innocente avec uniquement comme seul souvenir, un titre du skud sorti de « Metallian » des années 90. Mélangeant toujours aussi bien Metal et musique folk Orientale, je découvris beaucoup de fans venus en grosse partie pour eux et le groupe de leur répondre de la plus belle des manières en leur donnant un show des plus enivrant ; le chanteur du groupe, proche d’un J.C. au meilleur de sa forme, faisant scander des « OH, OH » et « Ah, Ah », gagna les faveurs d’un public déjà acquis pour la plupart. Nous eûmes même droit à la photo finish du band, apparemment très fier, à juste titre, de leur prestation. Un groupe à assurément allez voir sur les planches pour un de leur concert.

16h10, PAIN OF SALVATION, et leur décontraction légendaire. Les ayant vu il y a 2 ans et impressionné par la qualité musicale et surtout vocale, je tendis une oreille vraiment particulière pour assister à une leçon de musique, loin du marasme de certain groupe. POS, entama son concert par deux titres de leur dernier album, album plus intimiste et plus bluesy et le rendu fut parfait, tellement la maîtrise de chaque musicien dans sa partie respective frise la perfection. En grand animateur, le très charismatique Daniel Gildenlöw n’eut qu’à prononcer quelques paroles pour se mettre le public dans la poche. Public beaucoup plus féminin qu’à l’accoutumée d’ailleurs… Belle surprise quand les slaps de basses de « Idioglossia » rugirent. Et appréciable que ces derniers ne nous aient pas ressorti le même set qu’il y a 2 ans.

Dans un tout autre style, 17h00 et CAVALERA CONSPIRACY ou comment éclater les balances batterie en 5 secondes. Igor Cavalera dans ses plus grandes heures sur un « Inflikted » et « Sanctuary » nous démontra que sa rage de sa frappe d’antan était toujours d’actualité !!! Contrairement à son frère, Max, qui ne pu accorder qu’une petite performance scénique. A part ses prouesses vocales toujours intactes, son jeu de scène et guitaristique ne sont plus. Outre le fait que nous connaissons maintenant toute la famille Cavalera (fils à la guitare, neveu à la batterie, beau-frère et cousin au chant et j’en passe…) je trouvais toutefois le concert décousu, manquant terriblement de rythme. Le show fut cependant sauvé grâce à la rage d’un Igor toujours revanchard et d’un Mark « Conan the Barbarian » Rizzo présent, talentueux et heureux d’être là.

Tant pis pour ANATHEMA et leur Rock Expérimental dépressif, l’appel de mes collègues normands, parisiens et marseillais, que je salue bien bas, pour l’apéro et la préparation à la dernière ligne droite fut plus fort. C’est qu’il fallait se mettre une dernière fois en forme pour accueillir comme il se devait à 21h00 la légende JUDAS PRIEST. Grosse scène, effet pyrotechnique enflammé, le show fut parfait quoique que réservé à un public vraiment connaisseur au vu des titres assez rares joués ce soir là, et tant mieux. Bien sûr « Painkiller », « Breaking the law », « Another things coming » furent de la partie mais mon plus beau moment, peut-être même du festival dan son intégralité, restera « Beyond the Realm of Death », moment très émouvant et chanté comme un couronnement par un Rob Halford, discret mais toujours efficace. La performance de Richie Faulkner, nouveau gratteux du combo assura avec énormément de brio l’ensemble de sa prestation.

23h25, et le Prince des Ténèbres en personne cracha de scéne son unique « ARE YOU READY ????». et c’est tout le HellFest qui se trouva plongé dans la folie de cet homme-là avec un « I Don’t Know » monumental !!! c’est un florilège de hits qui viendront faire flamboyer ce fantastique concert. Car l’on aura beau dire que OZZY est fini, vieux ou j’oserais même dire, fou … sa nonchalance légendaire et sa bonne humeur naturelle rendront le personnage toujours aussi attachant et sympathique. Après « Mister Crowley » des plus grandioses, taillant la part belle au nouveau guitariste, Gus G, remplaçant au pied levé Zakk Wilde et pas des moindres, et c’est tout un répertoire de BLACK SABBATH auquel le Hellfest eut droit. « Iron Man », « Paranoid », « War Pigs » et même le solo de batterie et guitare du tonitruant « Rat Salad ». Bref un grand, grand concert ce soir-là. Fier d’y avoir assisté.

Et pour finir, 1h00 du matin, quelques festivaliers quittaient déjà le site pour rejoindre les derniers moments de cet extraordinaire événement. Je pus alors trouver une place de rêve pour contempler pour la première fois OPETH et son inénarrable chanteur/hurleur Mikael Akerfeldt. Le moment purement magique et rêvé. Leur talent, absolument plus à démontrer prit toute grandeur sur des morceaux comme « Heir Apparent », morceau choisi pour attaquer un set joué de façon de maître. « In my time of need » fut le paroxysme d’un festival réussi à 110%.

Et c’est ainsi que pris fin le HellFest 2011 sur le site que l’on connait actuellement pour laisser place à l’édition 2012 située à quelques mètres avec son lot de nouveauté et ses 6 scènes ( !) annoncées…

A l’année prochaine, merci de m’avoir lu et STAY METAL bien sûr !!!!
 
Critique : Bierrr
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