Live Report

SABATON – DELAIN – BATTLE BEAST - LE BATACLAN - 14/1/2015

 
Belle affiche que celle placardée sur le fronton du Bataclan, pour reprendre énergiquement le chemin des salles de concert en ce début d’année. Les Suédois de SABATON posent leurs valoches dans la capitale, accompagnés de DELAIN et BATTLE BEAST pour une soirée placée sous le signe d’un Power Métal couillu tinté de Métal symphonique.
Les Finlandais de BATTLE BEAST ouvrent le bal devant un Bataclan qui n’a pas encore fait le plein. La scène n’est pas trop grande pour accueillir les 6 membres du groupe avec à leur tête la sculpturale Noora Louhimo, poseuse à souhait en vraie frontwoman.
Bien que ne connaissant pas ce groupe avant de les voir sur scène ce soir, mon apriori sur le genre a été rapidement levé. La prestation est à la hauteur du public qui a visiblement fait le déplacement pour soutenir les finlandais. Les envolées de Noora ne sont pas sans me rappeler une certaine DORO, appuyées par une base heavy cela donne à l’ensemble une puissance efficace.
Au final une bonne demi-heure de set bien couillu, servi par un son correct et qui aura trouvé son public en à peine 6 titres.
A peine le temps de prendre une mousse que les néerlandais de DELAIN prennent place sur scène. Maintenant que le BATACLAN a fait le plein, on peut parler d’un Sold Out de la salle tant la fosse et les balcons sont noirs de monde. C’est également une chanteuse avec une certaine présence qui lead le groupe, ne ménageant pas sa peine et ultra communicante. A coups de « faites du bruit Paris », elle harangue le pit déjà, pour une grande partie, acquit à sa cause.
Le groupe distille un métal symphonique qui, malgré une bonne interprétation, m’a laissé plutôt dubitatif. Une pincée de fil blanc (pour la couture), un soupçon de rythmiques convenues, le tout arrosé d’un son (trop) léché et d’envolées lyriques maintes fois ressassées: voici la recette du gâteau DELAIN .
Bon ok ce n’est pas ma came de base mais il faut reconnaitre qu’en live ça envoie et c’est pro. Le set est carré et bien rodé, les zicos assurent vraiment, et le public est aux anges. La demoiselle fera lever les bras à l’ensemble du pit, et les fans y auront vraiment trouvé leur compte. Il faut reconnaitre que Charlotte assure question organe.
Les musiciens ne ménagent pas leur peine, s’échangeant leurs places et toujours avec la banane. Timo (guitare) et Otto (basse) passent leur temps à cavaler, sans pour autant négliger une base rythmique de haute qualité.
Avec une setlist plus riche que lors de leur dernier passage à Paris en ouverture de WITHIN TEMPTATION, ils nous ont livré certain de leurs meilleurs titres comme Get the Devil Out of Me et We Are the Othesr qui viendra clore leur set.

La guerre commence réellement avec le débarquement testostéroné des suédois de SABATON, préalablement introduit par un The Final Countdown d’EUROPE reprit en cœur par la salle entière.

Joakim Brodén toujours au taquet dans sa tenue de militaire bling bling, tout sourire et les lunettes de soleil collées sur la face, conduit sa troupe de brillante manière sur le théâtre des opérations « Bataclan ». Fort d’un Heroes, dernier opus brillant, ils viennent mettre le feu aux poudres ce soir devant un BATACLAN bondé. Hannes, batteur et dernier arrivé dans la bande, est perché sur un Tank, qu’entourent deux anges militarisés aux yeux rouges. La division est en marche et ce soir, rien ne viendra compromettre sa marche. Chris et Thobbe en duo de grateux explosif envoient du très lourd, épaulés par Pär (ce n’est pas une répétition, c’est le prénom du gus) à la basse.
Ce soir et comme à son habitude, Joakim est très loquace, taillant le bout de gras avec un public amusé et complice, insistant sur l’importance de la démocratie dans nos sociétés.

En maitre de cérémonie il donne le choix au public d’entendre Gott Mit Uns en anglais ou en Suédois, qui sera choisi à la quasi-unanimité par un public en ébullition.
Le même Joakim se plantera derrière son micro avec une guitare pour un « interlude » en mode pot-pourri sur fond de Maiden (Fear of the Dark) , de Metallica (Seek & Destroy) ou encore de Michael Jackson en entamant un court Thriller.

Accompagné par une salle qui lui chante un « il est des nôtres » tonitruant lorsqu’il se videra cul sec une canette de bobine bien de chez nous. Voici l’ambiance générale que l’on trouve dans un concert de SABATON : convivialité, humour et gros son.

La setlist est savoureuse, brossant largement la discographie du groupe et ses 7 opus, dont 4 titres du dernier. Il est 22h10 quand le rappel est donné au son hurlant de sirènes d’alerte. C’est à ce moment-là que Joakim retire son gilet pare balles pour dévoiler un T-Shirt « Je suis Charlie » devant une salle hystérique. Il descendra dans le pit derrière les crashs barrières pour un Night Witches mémorable.
Le coup de grâce sera donné par les désormais classiques du groupe, Primo Victoria et Metal Crüe
Qui finiront de retourner le pit et les cordes vocales des furieux gueulards qui le composent. Joakim salut son public heureux, en présentant chacun des membres de la division, tous nommés Charlie.
Une bien belle reprise des concerts 2015 pour ma part: avec la puissance de feu et la jovialité de SABATON on pouvait difficilement mieux faire. Les Suédois ont, une fois de plus, tout donné, sortant l’artillerie lourde à coup de riffs efficaces et d’échanges avec le public. Un bien bonne soirée qui augure un retour au meilleur pour 2015.















Setlist
BATTLE BEAST

Far Far Away
Black Ninja
Touch in the Night
Madness
Iron Hand
Out of Control


DELAIN
Mother Machine
Get the Devil Out of Me
Army of Dolls
Go Away
Pristine
Not Enough
The Gathering
Tell Me, Mechanist
We Are the Others

SABATON
INTRO : Final Countdown (Europe)
The March To War
Ghost Division
To Hell and Back
Carolus Rex
40:1
Gott Mit Uns (swedish version)
The Art of War
7734
Soldier of 3 Armies *
Resist and Bite *
Interlude (Avec Joachim à la guitare,)
Uprising
Far from the Fame *
The Lion From the North

RAPPEL :
Night Witches *
Primo Victoria
Metal Crüe

Bande Audio de fin de concert
Dead Soldier's Waltz / Masters of the World
 
Critique : Stephan
Date :
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