Live Report

THE DEAD DAISIES - Trabendo - Paris - 6/5/2018

 
Le 6 mai 2018 voyait les incroyables Dead Daisies prendre d’assaut un Trabendo qui se sera donné des airs de stade australo-californien pour un soir (ce qui n’a rien à voir avec un australopithèque glam, quoique).

The Dead Daisies c’est une idée et un groupe à la fois. Prendre la crème de la crème des musiciens de studios et gâchettes de haut vol pour faire le meilleur hard rock possible tout en gardant la simplicité brute d’un groupe de club.

Avec un quatrième album en poche la bande de David Lowy (seul membre permanent), Doug Aldrich (ex White Snake, Dio, Bad Moon Rising), Marco Mendoza (ex Whitesnake, Thin Lizzy, Ted Nugent), John Corabi (ex Mötley Crüe, Ratt, the Scream) et Dean Castronovo (ex Ozzy Osbourne, Steve Vai, Journey) a des habitudes de stade et ça se voit. Le plateau du Trabendo n’est pas bien grand, vu les épaules du groupe, et les cinq musiciens l’avalent comme une bouchée de pain dès les premières notes de « Resurected », offrant le meilleur de ce qu’ils ont. L’expérience, le style, la musique, tout est là. Avec simplicité et feeling, le concert se déroule comme une mécanique bien rodée, émaillé par-ci par-là de clins d’œil et d’hommages (AC/DC, Deep Purple, Kiss en veux-tu en voilà).

John Corabi a une voix de plus en plus intéressante, il y a peu de gens qui pourraient reprendre à la fois les sièges de Paul Rogers, de Steven Tyler ou même de David Coverdale sans se vautrer et en remportant les suffrages du public. Il en est là et c’est bluffant. Les 4 piliers de la communauté musicale qui bastonnent derrière se marrent avec feeling, envoyant leur maximum avec un calme déconcertant de maitrise en pesant chaque note pour chaque paire d’oreilles en face. Après autant de route, on pourrait penser que ces mecs en ont tellement vu que jouer blasé serait la norme… Non c’est même le contraire : du plaisir pur, partagé et juste l’instant qui compte. C’était une très belle leçon de Rock’n Roll, de musique et de convivialité, avec un groupe au top de sa forme et un « je ne sais quoi » en plus… Et si vous voulez la set-list, celle de Doug Aldrich est dans les photos du concert.
 
Critique : Thomas Enault
Date : 6/5/2018
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