Chronique

MOTORHEAD - INFERNO / SPV STEAMHAMMER 2004

L’infatigable Lemmy Killmister est de retour pour un nouvel opus 100 % rock n roll.
Inferno, c’est son nom, marque le grand retour du sieur à la Rickenbacker après quelques années d’égarement.
Aucune grosse surprise à l’écoute de cet opus qui commence par « terminal show » avec un gros son et une bonne pêche, à noter un invité et pas n’importe qui : Mr Steve Vai pour un solo terrible.On continue dans la même veine avec « killers » qui balance bien, la voix de Lemmy n’a rien perdu tout comme cette basse agressive : un pur bonheur.3eme morceau « in the name of tragedy » plus heavy, nous montre un visage plus agressif avec un super refrain, mention spéciale pour le frappeur de la maison Mickey Dee.
Et on continue le pack de bière à coté, la musique à fond, il ne manque plus que les playmates et les Harley pour être complètement dans le tripe.
Le mid tempo « suicide » me rappelle une chanson de Ace of spades (désolé un trou de mémoire) mais c’est diablement efficace un bon petit riff + un refrain mélodieux = un gros titre.
Un peu de poésie avec « life’s a bitch » sur un rythme très rock n roll 60’ Lemmy lâche tout, sa verve d’écrivain et de fuckin’ musicos.
« Down on me » c’est la pure bombe de l’album : du speed rock comme ils savent si bien le faire avec un petit plus qui le rend si terrible. Un petit tour « in the black » avec son riff heavy la transpiration des presque 30 ans de carrière se ressent dans ce morceau, qui aurait très bien pu figurer sur n’importe quel opus de groupe.
Attention ça va faire mal « fight » arrive comme une grosse claque très vite et dans ta gueule, de plus, elle reste encrée quelque temps.
Gros riff assassin pour « in the years of the wolf » à croire que Lemmy est notre loup, tant sa façon de chanter est animale un autre gros morceau de l’album. « Keys to the kigdom » est un poil bizarre une sorte de blues rock space mais sympatoche. Allez, on repart un « smilling like a killer » tonitruant pour vous achever dans la pure veine heavy rock.Pour finir Lemmy a fumé l’un des derniers plombs qui lui restait avec ce bluesy « whorehouse blues » plus rigolo que franchement intéressant mais bon on lui en veut pas.
Conclusion : un retour bien mérité pour nos papis du rock après bien 5 ans dans la muise.
Inferno c’est comme ‘unbreakable’ de Scorpions tout simplement une pure bombe, qui les replace dans la course aux immortels.
Allez les jeunes ne vous découragez pas à plus de 50 ans ils ne tiendrons pas 10ans.
Ps : au fait Dio est de retour à 64 ans, ah ah….
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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