Chronique

ELTHARIA - LEGEND OF A FORGOTTEN WORLD AUTOPRODUCTION 2004

Durant le Glanum rock festival de Juillet j’ai eu le plaisir de rencontré Jean Yves le guitariste d’Eltharia après le très bon concert de Rest In Peace.
Quelques mots plus tard nous nous quittâmes avec nos coordonnées respectives en attendant d’écouter leur 1er album fort prometteur.
Aujourd'hui nous allons voir de quoi est capable cette nouvelle formation grenobloise.A noter que c’est un concept album retraçant l’histoire d’une amulette gardant le mal qui est découverte par un petit garçon qui ainsi le libère. L’histoire est racontée plus en détail dans le livret et en français.
Tout débute par l’intro ‘many century ago…’ très symphonique avec un chant féminin enchanteur, puis ‘…and all began here’ rentre en jeu avec un son plus que respectable qui met assez en valeur chaque instrument et les orchestrations, nous découvrons aussi une voix différente de ce qu’on aurait pu avoir et non ce n’est pas un nouveau clone du Michael Kiske.
Le style du groupe me fait penser à du Jag Panzer mélangé à du Symphony X et une pointe de Blind Guardian pour l’esprit chevaleresque.
Nous avons droit là à un bon morceau de heavy prog avec un refrain de tueur : un très bon début.
‘king’s ghost’ déboule sur un riff technique que n’aurait pas renier Michael Roméo tout comme le solo : une véritable tuerie. Toujours dans son monde symphonico- prog Eltharia nous délivre une bonne chanson complexe qui n’est pas sans rappeler un certain Dream Theater. Puis l’interlude ‘a new age has comes’ avant l’arrivée de “vampire hunter” plus speed et toujours prog, du speed encore avec ‘behind the mask” et ces vocaux trash : une chanson énorme qui a une pêche d’enfer.
Petite ballade fort jolie avec « my angel exists » la voix de Pierre Carabalona prend une dimension imposante et envoûtante, le solo de gratte est énorme dommage que ce fut si court, pour une fois que les groupes de prog font une bonne ballade.
Et maintenant c’est au tour de « the trajic grand réunion » et son intro très néoclassique ; petit clavecin par ci par là : tiens cela me rappelle un certain groupe finlandais (Stratovarius) une nouvelle fois le groupe signe une belle compo énergique technique pleine de feeling. Aller on continue avec l’instrumentale « toward the dark ancient ruins ». Celle-ci est dans un esprit très Stratovarius avec un solo de synthé plutôt Jordan Rudess et des parties de gratte entre Roméo et Tolkki ; mais dit moi que du beau monde ma parole. Un superbe travail, ces mecs là ne sont pas des manchots heu au synthé Laure Roussel, n’est pas manchote non plus.Petite partie épique de 10’41min avec « parallel words » plus proche d’un Rhapsody (ah vous l’attendiez depuis longtemps cette comparaison) nous fait voyager dans un monde tantôt speed, heavy, calme, avec pas mal de chœurs et cette voix qui s’impose de plus en plus dévoilant des émotions encore cachées.
Pour finir c’est « angel’s tears » qui commence sur de très jolis chœurs guerriers avant un riff lourd du tonnerre ça sent la poudre, un titre plus agressif qui dévoile une autre facette du groupe, une fin terrible avec notre voix féminine pour un album qui l’est de même.
Conclusion un très bon 1er album qui pose les bases d’un groupe prometteur, certes beaucoup d’influences ressortent de cet opus mais elles ne sont pas copiées loin de là.Du bon boulot pour nos grenoblois qui je l’espère nous donnerons naissance à une suite de leurs aventures.
Pour tous renseignements et pour commander l’album angelinelory@hotmail.com ou www.eltharia.fr.tc
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
Site du groupe : site officiel d'Eltharia
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