Chronique

BLAZE BAYLEY - PROMISE AND TERROR / BB Recording 2010

Blaze que l'on ne présente plus, est un chanteur que j'affectionne tout particulièrement, car en plus d'avoir du talent, notre homme n'a pas eu une vie facile. Des plus critiqués au sein d'Iron Maiden, puis un début de carrière bien entamé avant la dispersion de son groupe et le décès de sa femme, ont fait que notre homme aura tout connu. Après un très courageux 'The man who would not to die' qui lui a permit de repartir de l'avant, le voici toujours debout avec ce cinquième album.

Avec l'arrivée de « Watching the night sky » Blaze nous embrase de son métal tout particulier et surtout revient à son style qui m’a emballé sur ses trois premiers opus! Un titre très rythmé et bien mis en valeur par une voix toujours d'actualité ! Avec « Madness of sorrow » on speed à donf et surtout on sourit à nouveau de retrouver toutes les supers qualités de cet artiste atypique. On semble être replongé en plein Sillicon Messiah.
Basse inquiétante qui n'est pas sans nous rappeler Iron Maiden, lors d'un épique « 1633 », où même l'ombre d'un Iced Earth pourrait planer ! Blaze quant à lui délivre une performance de tout premier ordre avec son cœur et ses tripes (c'est d'ailleurs une des choses que j'admire chez lui). Vous n'imaginez même pas le plaisir que je prends à réécouter cet homme qui réussit à nous proposer sa musique malgré tous les déboires connus : je suis aux anges ! Et en plus il innove avec cette fresque musicale vraiment splendide. « God of speed » et son intro qui monte en puissance, pour un mid tempo très bien trouvé, où le travail à la lead guitare apporte énormément (on pense presque à Savatage !). La fin accélérée est un classique, mais reste efficace. « City of bones » et son début militaire ne font pas dans la dentelle. Un titre plus mélodique qui nous est proposé sans dénaturer le rythme et les qualités, bien au contraire et quel refrain ! Voilà un des bijoux de cette galette !
« Faceless » est quant à lui taillé pour la scène (son élément de prédilection !), et vous prends à la gorge pour vous faire headbanger comme un petit fou. Efficace, direct, sans concession, c'est ça aussi qui est bon ! On poursuit sur du habituel mais diaboliquement bon « Time to dare » qui est dans la grande tradition du bon métal classieux. Toujours rien à reprocher à notre Anglais qui met tout son cœur dans la bataille et nous régale !
Place à un exercice rare chez notre homme avec une ballade acoustique « Surrounded by sadness » qui étonne mais que dans le bon sens. La suite plus métal ne donne que plus d'intensité à cette belle trouvaille pleine d'émotions. Enchainé à « The Trace of things that have no words » et son riff qui rappelle presque Amon Amarth. Une suite logique rythmée et épique qui nous donne du baume au cœur et te fait sauter de joie. Le refrain aux airs guerriers te donne envie de chanter alors pourquoi te priver ! Et comme en ce début d'année les groupes ont décidé à l'unisson de faire plus que plaisir, notre suite se termine par un « Letting go of the world » mélancolique à souhait. Un mid tempo lourd et chargé d'émotions fortes, avec un Blaze impérial qui te file le frisson !! Voilà le très haut moment de cet opus révélateur !
Après tout ça, on finit par un « Confortable in darkness » sombre et magnifique qui démontre vraiment l'envie de notre homme de ne pas aller dans la simplicité et de nous proposer des travaux originaux et personnels. Une fin qui vous donne envie de pleurer tant l'émotion est palpable. Du grand art !

Conclusion: après un album de résurrection Blaze revient à ce qu’il sait faire de mieux avec une envie et une conviction qui font plaisir. Un opus tonitruant qui me ravie au plus haut point ! Toute mes félicitations Mr Blaze, vous confirmez l'adage de 'Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort' !
 
Critique : Guillaume
Note : 8.5/10
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