Chronique

AGONE ANGEL - DISCOVERING THE ANGEL / Autoproduction 2010

Mesdames et Messieurs, bien le bonjour. Aujourd’hui dans les bacs, un combo français tout nouveau tout beau. Une bande de potes fraîchement sortis du M.A.I. : AGONE ANGEL pour la sortie de leur 4 titres : DISCOVERING THE ANGEL.Voyons ce que vont nous produire les artistes.

ALWAYS REMEMBER. Ca part en puissance. Grosses mises en place avec appui du clavier derrière. Et vlam, TECHNO. Surprise ! Mais non, c’est du bon prog qui dépote. Le son est excellent. Basseux, batteur, irréprochables. Clavier, chant, très aérien avec de magnifiques mélodies. Et ds guitares qui jonglent à merveille entre rythme et mélodie. Un fait marquant, le gros travail du synthé avec son vieux son dance des années 90. J’adÔre. Il donne toute la couleur du morceau. Bien évidemment, on n’échappe pas aux traditionnels passages instrumentaux techniques prog. Très bien joués, par ailleurs. Les lignes de chant sont accrocheuses et apportent beaucoup à l’ensemble de la composition (dédicace aux milles voix).
NEVER BE LIKE YOU. On entame par du gros prog qui tache. Gros son, grosse mise en place. Et là, CHOC. Refrain technodance métal avec un chant très harmonieux et accrocheur. Personnellement, j’aime beaucoup et surtout, fallait oser. Y’a pas de doutes, y’a du talent. Ca vient de Salon de Provence. La source même de la quintessence du talent à l’état pur. Trèves de galéjades de tout poil, bordel. La composition est riche et nous démontre la qualité des musiciens. Le jeu et les idées sont présents.
BLAZING HOPE. Ca défouraille. Ca pousse au cul et ca fait du bien. Certes, trouver le lien entre rythmique thrash, passage techno et grosse constante à la double, c’est pas évident. Mais le fait est que ca passe très bien. Encore une composition de qualité avec, pour élément fédérateur de toutes ces influences, un chant très bien placé, excellemment interprété qui vampirise l’auditoire (où es tu, Lestat ? Prends donc mon poison, parbleu). Quelques râles death sans grand intérêt. Mais dans l’ensemble, encore un très bon morceau.
ANOTHER SUN TODAY. Très belle intro mélodique avec ce chant assez personnel et fort agréable. Ca repart en dance 90’s (ICE MC, si tu nous entends…). Mais ca m’éclate et surtout, la production est royale, le son est monstrueux. A un détail près, la grosse caisse électronique pousse tellement que la grosse mécanique qui prend le relais perd énormément de sa superbe. Mais cela n’enlève rien à la qualité de composition et d’interprétation. Puis, ce nouveau mélange de style fait du bien dans le patrimoine musical. Tel un être biomécanique au milieu des humain.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé. Tout d’abord, les musiciens sont sans faille. Ca joue de folie, à tous les niveaux. Basse, batterie, guitare, clavier, chant. Dans l’interprétation, irréprochables. Dans la composition, les idées sont judicieuses et très agréable. Chacun fait son boulot à merveille. Pour une autoproduction, le son est monstrueux, le mixage est vraiment bien fait. Le travail est d’une qualité rare. Après, je crains pour eux que le côté électronique ne fasse pas adhérer tout le monde. Pour ma part, j’ai apprécié mais ca va faire des réticents. Prêchons l’ouverture, BORDEL! Un 4 titres magnifique et un travail d’orfèvre. Vous avez bien travaillé, les gars, sincères félicitations.
 
Critique : Burno
Note : 8.5/10
Site du groupe : My Space officiel
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