Chronique

FM - METROPOLIS / Aor Heaven 2010

Notre combo Britannique revenu après une longue pause de 12 ans, nous propose aujourd'hui un nouvel album dédié à la gloire de l'Aor. Toujours mené par l'indétrônable Steve Overland (Chant) et le petit nouveau Andy Barnett (Guitare) allons voir de quel bois ils se chauffent.

On débute sur un très bon « Wildside » qui fleure bon les 80's et le Fm de cette époque. D'entrée le groupe montre un visage agréable et sympathique qu'il nous tarde de voir conclure. Avec « Hollow » on change de registre et on se voit finir sur un titre de rock mélodique plutôt genre ballade. Bon pas de quoi crier au scandale mais ça choque ce changement brutal.
Toujours dans un bain bien plus soft qu'au début « Unbreakable » poursuit cet Aor mou du genou, où la mélodie et le gnian gnian domine. Dommage car on ne peut pas dire que cela soit mauvais, car l'expérience parle, mais ça manque de vitalité. On revient à quelque chose de plus rythmé sur un très bon « Flamingo raod » qui rock fort. Je retrouve le sourire.
Malheureusement pour moi cela ne dure pas puisque « Metropolis » débarque avec subtilité sur un très joli travail de guitare d'Andy Barnett qui ma fait penser tour à tour à Mark Knofler, David Gilmour puis Brain May. Un interlude qui permet à l'enjouée « Over you » de prendre place. Dommage que l'effet tenté rende qu'à moitié. De plus elle ressemble pas mal à du Foreigner.
Encore plus cul-cul « Days gone by » est là pour vous. Une ballade sans intérêt avec des Na, na, na cruche au possible ! Et dire ça partait bien ! « Bring back yesterday » relève un peu le niveau avec un titre plus réussit, même s'il ne transcende pas trop l'auditeur. M'enfin c'est mieux que le reste.
« I ain't the one » vous verra regretter votre ténacité. Un nouveau rock mou du genou, qui semble vouloir faire danser le troisième age armé de déambulateur !! Revoilà du bon qui pulse avec la big rock « I don't need nothing » qui malgré tout fonctionne qu'à moitié. C'est rageant de sentir que le groupe garde le pied sur le frein. Deuxième "m'enfin" !
Une vraie ballade pas trop dégueux arrive avec « The extra mile ». sympathique et agréable elle procure au moins un sentiment (positif). Après deux bons passages, on retombe dans les travers avec « Wholl' stop the rain » qui va faire mal. Que dire de ça... une chanson qui semble sortir d'un vieux carton de 30 ans avec tout ce qu'il faut. De bonnes idées par endroit mais que c'est mou ma parole, est-ce que le groupe y croit réellement !?
On termine enfin par un « Still the fight goes on » qui ne viendra pas sauver l'album. Une dernière ballade qui comme le reste vous laissera stoïque.

Conclusion : je dirai pour moi simplement, voilà un retour raté. Un album bien trop mou sans saveur qui s'essouffle dès le deuxième titre. Heureusement qu'au milieu 2/3 chansons sauvent du naufrage cet opus de papy. À oublier
 
Critique : Guillaume
Note : 5/10
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