Chronique

POWER QUEST - BLOOD ALLIANCE / Napalm Records 2011

Le combo anglais Power Quest renaît de ses cendres après une période houleuse. Un an après la sortie de son « Master of illusions », le groupe se sépare et seul Steve Williams (fondateur et compositeur) reste. S’en suit une période de recherche pour les nouveaux musiciens et c’est en 2010 que le groupe se voit revivre. Dorénavant, on aura Gavin Owen (guitare), Paul Finnie (basse), Rich Smith (batterie), Andy Midgley (guitare), Chity Somapla (chant) et Steve Williams (clavier). La grosse surprise vient du chant car Alessio Garavello a un timbre très aigu alors que Chity a une voix plus grave. C’est parti pour « Blood Alliance ».

L’album débute avec « Battle stations ». Une longue intro qui fuse et qui nous plonge immédiatement dans le bain : du gros speed mélodique. Premier titre de la rondelle, « Rising anew » attaque avec un riff puissant qui nous plonge dans une effusion de metal puissant. Autant dire que le choc est important quand on entend la voix de Chity sur un titre à l’ambiance speed et légère propre au groupe mais où Alessio et son timbre aigu officiait depuis dix ans. Un autre style, mais une prestation impeccable et prenante. « Glorious » est un titre plus heavy, dans veine du premier opus du groupe « Wings of forever ». Un mélange de puissance et de joie pour une chanson qui se voit être une bombe avec un pont prenant sans parler du refrain tout simple mais qui en fera chanter plus d’un. On s’enfonce dans du pur heavy metal avec « Sacrifice » mais tout en gardant une bonne ligne de mélodies au clavier. Ambiance qui colle parfaitement au timbre de Chity. Un morceau plus posé mais tout aussi preneur, où les deux nouveaux guitaristes nous exposent leur talent lors des soli.
Au tour du titre choisi pour présenter l’album. « Survive » est un hymne, rappelant cette renaissance du groupe et son accroche au monde de la musique. Un titre 100% Power Quest. On y retrouve tout : le côté racé et glorieux avec les chœurs au moment du refrain. Super !

Voici maintenant le meilleur titre de l’album : « Better days ». Une intro clavier avec une suite dans la veine d’un bon Journey mélangé à du Van Halen. Du metal rock monstrueux avec un Chity qui donne une dimension épique à ce titre. Une bonne bouffée d’air frais qui fera sauter pas mal de monde en concert. On revient dans une musique plus moderne avec « Crushing numbers ». Du speed mélodique racé et bien fait. Rich s’en donne à cœur joie d’ailleurs derrière ses fûts et nous prouve qu’il a intégrer parfaitement les rangs. « Only in my dreams » reprend des sonorités très 80’s niveau clavier puis nous propulse dans un heavy mélodique où Gavin et Andy nous offrent encore de bons soli juste avant de rentrer dans un mid tempo envouteur.
« Blood alliance », titre de l’album est aussi le titre le plus long de l’album avec ses neuf minutes. Intro sombre et agressive, pour rentrer dans une ambiance où la bonne humeur règne. Un titre posé mais où toutes les capacités du combo sont exposées. Pour terminer cet album, c’est « City of lies » qui est proposé. Un titre rapide et envolé qui conclura ce disque avec dynamisme et bonne humeur. Petit clin d’œil à la fin du morceau sur un effet vintage à la radio, une nappe de clavier entendue sur les titres Power Quest – Part1 et Part2. Un hommage des plus plaisants.

Conclusion : Steve Williams s’est battu pour garder le groupe en vie et le groupe revient avec un album surprenant et de très bonne facture. Le pacte du sang est consommé, Power Quest part vers de nouvelles aventures !
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
Site du groupe : Site de Power Quest
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