Chronique

ULF - ECHO PROMISE / Brennus Music 2010

Leçon du jour : ULF, groupe né sur la côte d’azur en 2006 qui nous fait voyager, avec son premier album « Echo Promise », dans les méandres d’un rock métal dopé à l’adrénaline. On se retrouve près de Nickelback voir Papa Roach (« Getting away with murder »). Malgré tout le groupe revendique des influences vastes comme Aerosmith, Metallica, Smashing Pumpkins etc…ça promet du bon, alors allons voir.

On entre dans le vif du sujet avec « ULF » et son intro mélodique à tendance progressive qui débouche sur un riff lourd et saturé secondé par une guitare lead plus cristalline qui offre un très joli contraste. Le chant est très juste, clair, puissant, mais sans être éraillé, bref très agréable.
Le groupe enchaine les changements de rythme et alterne son clair/son saturé et nous régale même de quelques solos ! Que demande le peuple ? Une autre !
Et on est servi avec « Shadows of the past » qui allie mélodie instrumentale et vocale à une puissance rythmique très efficace et mon Dieu quel solo !! « Final Light » débute, elle, avec un riff plus rock mais tout aussi prenant. Les lignes de chant sont toujours aussi mélodiques et rentrent facilement en tête. Décidemment les compos sont énormes.
« Hold on » ralentit un peu cadence, même si les rythmes adoptés par le groupe ne sont pas très rapides. Plus mid-tempo que les précédentes, on alterne douceur et rage mais ça donne toujours la pêche.
« Grudge » démarre calmement pour monter crescendo jusqu’à l’explosion sur le refrain qui est tout simplement exceptionnel. « Deadangle » (avec ses roulements de batterie et sonorités arabisantes) et « Into the fire » (un peu plus lourd et groovie que les autres et un phrasé…original !) prennent le flambeau et continuent de nous marteler un rock dévastateur de premier cru.
On tombe net sur « Beyond my will », jolie ballade, avec sa guitare son clair et la voix posée qui nous parvient en écho pour nous réveiller sur le refrain, très bon morceau. « The Basement » offre aussi son lot de changements de rythme et montre la complexité des compositions du groupe, parfois plus difficile d’accès.
« Never come back » qui est surement le plus lourd morceau de l’album donne dans le gros riff qui tache et un chant plus énervé, légèrement éraillé mais toujours maitrisé, un régal.
Et on termine ce voyage avec « Bleeding breed » dont l’intro fait penser à « ULF » et part sur un morceau relativement calme qui nous pose calmement après l’orage rock qu’on vient d’essuyer.

Donc vous l’aurez compris, ce groupe est énorme. Ca regorge de mélodies en tout genre, de riffs puissants, un chant impeccable, des changements de rythme qui donne aux compos une identité propre, bref que du bon. Chapeau bas pour ce premier essai, mais il faut une ou deux écoute pour apprécier pleinement cet opus.
Comme un bon vin on espère que le groupe vieillira bien, et vous savez…un bon vin vieillit bien…avec des sULFites…OK je sors.
 
Critique : SBM
Note : 8.5/10
Site du groupe : Site de Ulf
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