Chronique

SINNER - ONE BULLET LEFT / AFM Records 2011

La carrière de SINNER semblait en stand by depuis ces 3 dernières années. Les fans attendaient leur retour qui s’avère fracassant avec ce nouvel opus. Un coup de fouet pour Mat SINNER et ses potes.

Rappelez-vous, dans les années 80, ce vocaliste à la voix inimitable a conduit le groupe le plaçant en tête des formations Allemandss au côté de Scorpions, Accept et Helloween. Pour ce nouvel album, le line up a subit une refonte avec une particularité. Au côté de Mat Sinner, l’on retrouve Andre Hilgers (Rage) à la batterie et tenez vous bien Alex Beyrodt (Voodoo Circle, Primal Fear, Silent Force), Christof Leim, Alex Scholpp aux guitares. Oui, vous ne rêvez pas trois guitaristes rien que ça pour éblouir et dynamiter vos tympans.

Avec ce triumvirat de gratteux, vous vous doutez bien que ces gars là ne vont pas faire dans la figuration, bien au contraire. C’est donc avec le feu aux poudres et dans une ambiance effréné que l’album démarre avec ce The one You Left Behind. Un titre qui entraîne une déferlante de riffs assassins, puissants et bien monté. Le timbre vocal est lourd et donne aux refrains un relief qui s’imprègne très facilement dans les esprits. Tout est dit. D’autres morceaux seront du même accabit, Give & Take est efficace et fait la part belle au chanteur et met en avant son organe avec cette voix bien rock’n’roll dont il est difficile de se lasser. Certains de mes confrères ont dit dans leur chronique que le titre éponyme est jouissif, ce n’est pas faux. L’entrée en matière est réussie par ce martèlement de grosse caisse. Embellie par un chant crasseux qui pue les années 80. On ne peut qu’adhérer.

SINNER ne révolutionne pas le genre, vous l’aurez bien compris. Les zicos tapent dans ce qu’ils savent faire de mieux un hard rock de grande classe qui ne demande qu’à martyriser vos pauvres conduits auditifs. Toute cette hargne insuffle un vent de fraicheur à l’ensemble de cet album.

Vous trouverez une reprise d’Atomic Death de Steve Stevens (1989). Les amateurs pourront être déçus. Moi, qui ne connaissais pas l’original, je trouve l’adaptation bien faite. Parfois les compositions basculent dans du hard mélodique, notamment avec Haunted.

Back on Trail baisse d’un cran et fait partis de ces titres capable de devenir un hit. Vous me direz, c’est à l’inverse de ce qu’on a pu entendre jusque là. Les mélodies sont légères, tout en douceur et ne sont pas sans rappeler un certain Thin Lizzy. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant de voir un titre comme celui-ci qui fait office de premier single. En effet, le groupe a filmé un clip dirigé par Martin Muller et sa dream team. Mend To Be Broken et Rolling Away sont de la même engeance.

SINNER est le genre de groupe qui transforme une journée merdique où rien ne vous réussi, en une journée radieuse avec ces guitares chargées en testostérones saupoudrés d’un chant rageur que l’on doit à Mat. Tous les ingrédients nécessaires pour vous donner la pêche sont réunis dans ce One Bullet Left, 11 nouveaux titres qui rassemblent tout le bordel pouvant faire frémir tout mordu de hard rock.

CONCLUSION
Un album alléchant que tout amateur ce doit de posséder pour une musique énergique rappelant que ce style est avant toute chose là pour ce qu’il est, c'est-à-dire : zéro prise de tête.
 
Critique : Alisia
Note : 8.5/10
Site du groupe : Site Officiel
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