Chronique

SHINEDOWN - AMARYLLIS / Roadrunner Records

Avant d’attaquer cette chronique petite mise en route avec la définition / origine de l’Amaryllis :
« C’est surtout la légende de Noël qui fait de l'amaryllis un ornement plein de grâce. Pour annoncer la naissance du Christ, les anges utilisèrent des trompettes. On raconte qu’ils créèrent ensuite l’amaryllis à l’effigie de cet instrument de musique pour laisser un souvenir glorieux de ce jour... Depuis, dans de nombreux pays, la tradition veut que l’on fasse fleurir une amaryllis. »

La question maintenant est simple : Est-ce que cet album sera glorieux et ornera votre cd-thèque avec grâce ? La pochette représente bien l’union, signifiée lorsque que l’on offre une Amaryllis à quelqu’un. Accrochez-vous, car nous allons entrer dans un vortex musical histoire de voir si cette union fait la force.

Aussitôt lancé, aussitôt la claque. « Adrenaline » met les points sur les I rapidement. Brent est en grande forme et nous propose un chant de haute volée. Niveau musique, c’est du gros rock tranchant et accrocheur. Nouveau gros riff, et après un break, « Bully » vient se glisser dans nos oreilles. Des chœurs, un refrain énorme façon « Tears don’t fall » de Bullet For My Valentine. Sans oublier bien évidemment un solo à la guitare bien sympa.
Changement de registre avec le title track « Amaryllis ». Guitare acoustique, et c’est partit pour un mid-tempo énorme. On sent bien que le titre est fait pour la radio, mais le côté musique personnel et esprit du groupe reste présent. Un comme Nickelback en fait. Un peu de clavier ne fait pas de mal. Aussi « Unity » se voit évoluer dans un rock mélodique très pop, qui au moment du refrain te met une grosse claque ; car c’est tout simplement une bombe qui te fait vibrer.
Finit la délicatesse, retour à la finesse. Non je déconne. « Enemies » est titre de neo-rock proche de Volbeat. Autant dire que ça pulse. Le groupe nous régale vraiment, et deux envies viennent se coller à nous : headbanguer, et se descendre une bonne bière.

Voici pour moi certainement un des meilleurs titres de l’album : « I’m not alright ». Ambiance celtique au début, puis on s’engouffre dans un rock plein de joie et d’énergie, marqué par des passages racés et d’autres plus posés et mélodiques. Une tuerie en fait. Finit la rigolade, il est temps de secouer les têtes et revenir aux lourd avec « Nowhere kids ». Brent est du bonheur en barre : ses performances sont détonantes et font notre bonheur. On calme le jeu avec « Miracle ». Un mid tempo de toute beauté, entre power ballade et pop rock. Léger et puissant à la fois, autant dire que la recette est marquante. Vous vouliez une ballade ? La voilà. « I’ll follow you » débute avec un duo piano chant avant que tout le groupe n’entre en scène et nous plonge dans une ambiance berceuse remplie de rêveries.
« For my sake » nous remet doucement mais surement sur les rails avec un rock mélodique au riff tranchant avec une nouvelle fois un Brent des plus accrocheurs de part sa voix roque et puissante, mais tout autant délicate quand il le faut. Ambiance orientale pour débuter « My name (wearing me out) » qui nous plonge soudainement dans une des autres bombes de l’album. Un titre qui te fait vibrer du début à la fin, te faisant bouger ton corps tu ne sais pas pourquoi ; quel plaisir !
Pour terminer cet album, le groupe nous suggère « Through the Ghost » : guitare acoustique, tambours, un Brent délicat et c’est partit pour un titre épique.

Conclusion : sortez les trompettes, et notons que cet album sera très certainement un moment de gloire pour Shinedown. Une Amaryllis à se procurer sans faute, histoire de faire grâce à votre cd-thèque.
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
Site du groupe : Site de Shinedown
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