Chronique

SABATON - CAROLUS REX / Nuclear Blast 2012

C’est avec appréhension que je m’aborde à ce disque. Ayant découvert le groupe lors de la tournée Rocket Ride d’Edguy, j’avais plutôt était déçu de par leur prestation. D’autant plus qu’ils évoluent dans un style complètement saturé qu’est le power metal. Même des groupes comme Hammerfall arrivent à s’auto-parodier…
Niveau album, le groupe a décider de ne pas écrire sur la deuxième guerre mondiale comme il le fait d’habitude mais cette fois-ci il se consacre à l’histoire de son pays : la Suède. Les drapeaux sont brandis, c’est partit pour cette nouvelle chevauchée.

On ne déroge pas à la règle, le premier morceau est la fameuse introduction. Ici elle se nomme « Dominion Maris Baltici ». On ressent immédiatement que le groupe veux faire les choses en grand : son monstrueux, l’intensité arrive rapidement et boum, « The Lion from the north » débarque avec grandeur et puissance. On est immédiatement saisit par cette virilité que ce sois niveau musique ou au niveau vocal. Le groupe délivre du grand power metal, épique et retentissant. Le côté mélodique se met en place pour lancer « Gott mis uns », qui se voit prolonger cette aventure musicale et historique avec passion et puissance. C’est vibrant, et l’envie d’headbanguer est belle et bien présente. « Lifetime of war » est le titre utilisé pour présenter l’album. On comprend rapidement pourquoi : c’est tout simplement fait pour être un hymne. Orchestrations, voix posée sur une musique délicate avant de rentrer dans ce pop epic power metal de haute volée ; au refrain bien (en)chanteur. Changement de rythme et d’ambiance avec « 1 6 4 8 » : un morceau de pur power metal guerrier avec des chœurs venant booster la dynamique de la musique. L’orgue sert à lancer « The Carolean’s prayer ». Un break et c’est parti pour un mid-tempo de toute beauté. Une sorte d’anthem en la mémoire des soldats tombés au combat ou qui y vont. Quel hommage !

Au tour du titre éponyme « Carolus Rex » de retentir. La batterie retentit, accompagnée par un clavier discret et c’est partit pour un titre épique dans tout les sens du terme. Et ce Joakim au chant : quelle puissance ! Un titre posé mais percutant. Les choses s’accélèrent avec « Killing ground ». La guitare redevient maîtresse des lieux, avec un riff chevaleresque ; le tout pour un titre de pur power metal avec les obligatoires gros chœurs, solo guitare etc. « Poltava » en remet une couche d’ailleurs en nous plongeant dans son ambiance puissante et rageuse : « Trust me, this fight you can win ! ». La guitare retentit au loin, puis doucement mais surement, « Long live the king » arrive et continue à nous clouer le bec. Quand à la conclusion de l’album, elle se fait sur « Ruina Imperii » ; intro mélodique et calme avant de rentrer dans un hymne qui vous marquera les esprits pour sur.

Conclusion : Sabaton remonte dans mes estimes et me réconcilie avec le power metal. Comme quoi tout est possible. La production est énorme, l’album défile à vitesse grand V et fait bien plaisir.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
Site du groupe : Site de Sabaton
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