Chronique

MATT SONIC AND THE HIGH TIMES - THIS LOVE ELECTRIC / Cherry Rock 2011

C’est après leur découverte sur scène (en ouverture de My Dynamite) que je me penche sur ce combo australien mené par Matt Sonic. Pour ce second album, Matt Sonic parle de sa rupture avec sa petite amie Esther Louise (Ezy Lou) et divise cet album en deux parties se nommant respectivement Heartache et Redemption.

La première partie « Side A – Heartache » parle directement de la perte de son amour. On pourrait croire à un moment de déprime totale et une musique molle, mais ça serait bien se tromper. Dès le premier titre « Dirty Slowe Moon » c’est un bon riff qui se met en place et c’est partit pour du rock psychédélique très inspiré 70’s. Ca fait planer, vibrer et on entre aisément dans cet univers musical. Un premier titre surprenant de part son son vintage mais aussi de par sa fraîcheur. Le second titre vient mettre une belle claque. En effet « Ezy Lou » arrive en trombe telle une furie et ne nous qu’une seule envie : headbanguer encore et encore sur ce rythme endiablé. « Sunqueen of hearts » arrive avec élégance, pour un rock psyché mélodique prenant qui, accompagné d’une bonne ‘cigarette’ vous fera bien planer. L’ambiance se calme avec « Naked in the sun ». un morceau acoustique reposant, presque façon western. Pour terminer cette première partie, on a droit à « Tales of fortune Part 2 ». Une introduction douce comme une sorte de complainte, un break, puis on entre dans un mid tempo psychédélique et porteur.

Au tour maintenant de la seconde partie du disque « Side B – Redemption » où Matt essaye de trouver des solutions pour sortir de cette peine qu’il a dans le cœur. Quoi de mieux pour débuter cette seconde partie que d’avoir le titre éponyme « This love electric ». Du bon rock sec et efficace, avec une guitare vibrante et une basse claquante. Et autant vous dire que ce titre envoie bien sur scène aussi ! On continue dans ce côté psychédélique avec « Beast/Revelator », vraiment fait en slow motion histoire d’accentuer cette sensation de planer et de rêver. « Love is a preacher » continue dans cette voix, mais reste peut être un trop calme à mon goût, voire trop barrée (ou alors faut que je fume/boive plus). On revient dans du gros rock claquant avec « The tempest ». C’est repartit pour de la bonne guitare au son saturé voir un peu crade qui donne tout le charme à ce style musical. Un bon final pour cet album.

Conclusion : pour une découverte, c’est une bonne découverte. Cet album se laisse écouter aisément et fait bien plaisir. En espérant pouvoir voir le groupe percer et jouer de par chez nous. A découvrir.
 
Critique : Lionel
Note : 7.5/10
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