Chronique

DOMADORA - TIBETAN MONK / Autoproduction 2013

Voici le premier album du trio de stoner rock psychédélique parisiens actifs depuis 2011.

Le groupe invoque l’esprit de la Domadora (la dompteuse) et maîtrise le tout avec des guitares rugissantes, sauvages et psychédéliques.

« Ziggy Jam » en est le premier parfait exemple avec une longueur de près de 11 minutes assez efficace où les musicos s’en donnent à cœur joie et font clairement partager leur voyage et leur trip dans un morceau bien enjoué. Il en sera de même avec « Domadora Jam », percutant et entêtant à souhait.

« Naïroya » apporte une petite touche blues et une certaine mélancolie à l’album. Définitivement le morceau le moins répétitif de « Tibetan Monk ».

Place à « Chased and Caught », seul titre chanté de cet opus et qui sonne là aussi véritablement en jam session extrêmement efficace. Cela fait penser obligatoirement à du live, tellement cela semble de l’improvisation d’un groupe pro qui sait parfaitement maitriser son art.

Un album donc de jam session, une sorte de « bœuf » entre pote plutôt efficace et bien exécuté qui en fera baver plus d’un ! Des belles envolées à la guitare d’une efficacité remarquable avec une basse bien lourde pour soutenir le tout.

Un répertoire entre heavy rock et stoner psychédélique, le groupe s’affirme avec des morceaux non structurés et des longueurs à faire pâlir les groupes initiant dans le progressif. Domadora joue à l’instinct et les compositions sont guidées par leurs instruments, balançant des rythmiques hypnotiques sans failles. Un album fort concluant dans une atmosphère noyé dans le rock psychédélique. A découvrir…

Tracklisting :

1. Tibetan Monk
2. Ziggy Jam
3. Naïroya
4. Chased and Caught
5. The Oldest Man on the Left
6. Domadora Jam
7. Wild Animal Skin
 
Critique : Elodie
Note : 9/10
Site du groupe : Site du groupe
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