Chronique

SCAR THE MARTYR - SCAR THE MARTYR / Roadrunner Records 2013

Scar The Martyr est un tout jeune groupe de metal américain fondé par des musiciens plus que rodés. En effet, à son origine, on y trouve Joey Jordison (Batterie - Slipknot), auquel s’est rapidement greffé Jed Simon (Guitare – Strapping Young Lad), Kris Norris (Guitare – ex Kris Norris), Chris Vrenna (clavier - Nine Inch Nail), Kyle Konkiel à la basse, et pour finir Henry Derek Bonner au chant. Une formule qui à son annonce peut en faire baver certains. Annoncé comme groupe de Heavy Metal, voyons voir ce que ce sextet a à nous proposer.

La première piste est « Intro » qui sans grande surprise après quelques bruits et voix étouffées nous plonge dans le premier morceau « Dark ages ». Ce premier morceau de l’album débute de manière électrique. Une sorte de néo électro metal. Une première entité de sept minutes qui après sa première minute pulsante nous propulse dans un univers endiablé, puissant et racé. Henry fait immédiatement forte impression niveau chant, alternant aisément voix claire et gutturale ; le tout sur une musique trippante. Pour « My retribution », c’est une entrée en matière virile, guitares en avant pour nous plonger dans du gros Heavy Metal, toujours agrémenté de ces sonorités électroniques ici et là mais qui font mouche, surtout avec cet ensemble boosté par la batterie de Joey retentissante. On reste dans une ambiance sombre et pesante sur ce « Soul Desintegration », dynamité par une double omni présente, et surtout ce Henry décidément sorti dont on ne sait où mais qui met une claque à chaque titre avec sa maitrise et sa puissance vocale. Retour à l’electro sur « Cruel Ocean » qui continue d’enfoncer le clou. Ici Henry prend une voix presque douce, appuyée par une musique mélodique, donnant une autre dimension au travail du groupe et nous permettant d’attendre à diversité musicale dans cette rondelle. Après ce moment de ‘légèreté’, retour au gros, au lourd « Blood host » qui là encore ne fait pas le détail et nous plonge dans un titre burné qui fera vibrer mémé dans son cercueil. Sans oublier Henry qui revient dans le guttural et le clair, mixant ces deux éléments pour notre grande satisfaction. Headbanging assuré ! Un petit interlude « Sign of the omeneye » qui honnêtement, ne sert à rien. « Anatomy of Erinyes » reprend les rennes et nous replonge dans cette ambiance atmosphérique agressive dominée par ces sonorités électroniques et ce chant impeccable.

Changement de donne sur « Prayer for prey ». Du moins pour son intro avec sa ligne rythmique et mélodique, les riffs fusent avec un peu de shred, puis c’est parti pour six minutes de révolte. « White nights in a day room » débarque aussi de manière calme, posée et mélodique, avec un Henry à la voix berçante, pour au final nous plonger dans certainement ce qui sera le titre radio de l’album. Une ballade metal puissante, vibrante et des plus agréables à écouter surtout au moment où tous les musiciens de déchaînent. Retour au neo electro metal avec « Effigy Unborn », plus posé niveau tempo mais tout aussi virulent que les titres précédents. Hargne et agressivité sont unies pour un titre puissant. Avec « Never forgive never forget » c’est du gros Heavy metal burné qui s’annonce. Certainement un de mes morceaux préférés de l’album. Là encore Henry envoie niveau chant, sans oublier les musiciens qui nous offrent un morceau enragé. L’intensité continue de monter avec « Mind’s eye » qui revient dans ce neo electro metal que le groupe fourni depuis le début. Une nouvelle claque pour ce morceau au refrain catchy. Le dernier morceau de l’album se nomme « Last night on earth » et se voit être le morceau épique du disque avec ses quasi neuf minutes. Intro mélodique, montée en intensité, ambiance lourde, musique agressive, le tout pour un ensemble alternant un peu tout ce que le groupe a proposé dans cette rondelle.

Conclusion : pour un premier album, quel premier album ! Certes les musiciens ne sont pas manchots, mais force est d’avouée que ça envoie grave et que ce chanteur sortit de nul par est d’une efficacité redoutable. A découvrir et à suivre.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
Site du groupe : Site de Scar The Martyr
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