Chronique

HAMMER FIGHT - PROFOUND AND PROFANE / Napalm Records 2016

Les gars de HAMMER FIGHT nous viennent du New Jersey, et vu leur tronche, je sens que ça va pas faire dans la finesse. Bien que grandement influencés par des groupes comme Slayer, Maiden ou Motorhead, il semblerait que le côté violent soit poussé un poil plus loin. Enfin c'est ce que je me suis dit à la première écoute de « Profund And Profane».

On démarre direct avec un riff énorme, effectivement très heavy et puissant. Le chant, très bas, contraste pas mal avec les choeurs plus légers du refrain. Ce « Picking Up Change » possède un bon break à la Slayer, et sera en fait, fait pour tout dévaster. On ne change pas de voix, ni de voie d'ailleurs, puisque les titres « Target Aquired » et « Into The Dark » sont assez similaires. Gros riff, chant entre éraillement et guttural, seul le dernier cité change de part sont break acoustique atypique et pas inintéressant.
Plus tard on arrive à un « Gods of Rock'n Roll » assez bordélique, trop de chants et de bruits, très brouillon, et franchement ça n'apporte rien, si ce n'est à la limite créer un gros circle pit pendant un show. Même si le solo est bon.
« Low & Broken » en mode blues acoustique avec un chant calme mais torturé. Bon ça gueule mieux que ça ne chante mais l'effort est louable, musicalement c'est simple et bon, et le rock burné sur la fin passe crème. Mais on reprend vite les bonnes vieilles habitudes. Ainsi vous passerez par du thrash heavy avec « The Ultimate Sacrifice », un morceau un poil plus mid-tempo qui démarre calmement avec « Cell Mates » et un pur bourrinage assez efficace de 2min30 avec « West Side Story ».
Changement intéressant, « The Crate » est un morceau instrumental, superbe. Comme quoi le groupe sait faire du très bon, du mélodieux puissant, mais c'est juste pas sa tasse de thé. Je leur en veux pas, ils ont leur style, mais me pondre une bombe pareille en fin d'album ça me fait dire « Putain les gars z'avez foutu quoi depuis 30 minutes !!!??? ». Et quelle belle basse à la fin...
Bon allez le dernier, « Cult of Conceit » terminera cet essai comme on l'a commencé : dans du gros son dans ta face. Toujours pareil : de bons éléments, mais trop de… « American style ».

Essayer de mixer Machine Head avec Slayer, mais sans leur talent. Attention je dis pas que c'est mauvais mais y'a première division et CFA… là concrètement on est dans du CFA. Y'a de bons moments mais ce côté martelage intensif c'est dur à digérer. Heureusement le groupe a l'intelligence de varier les morceaux et les ambiance pour casser cette lassitude.

 
Critique : SBM
Note : 6.5/10
Site du groupe : Facebook Officiel
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