Chronique

UNIVERSAL MIND PROJECT - THE JAGUAR PRIEST / Innerwound Records 2016

Formé en 2012, il aura fallu du temps au combo pour mener à bien ce projet assez intéressant, réunissant des musiciens venus de différents pays. La souche de cette formation vient de Elina Laivera et Henrik Bath (Darkwater) au chant, tous deux accompagnés de Michael Alexander à la guitare et au growl, ainsi que d’Alex Landenburg (LT’s Rhapsody, 21 Octayne) à la batterie.
Le plus de ce groupe vient aussi des invités présents (que l’on nommera au moment de leur apparition dans l’album), tout en ne recopiant pas les divers metal opera actuels. Ici, c’est de prog power metal dont on parle.
Par ailleurs, il y a un invité permanent, à savoir Emanuele Casali (DGM) au synthé.

Débutant sur « Anthem For Freedom » cet album se lance dans un mid tempo mélodique envolé sur lequel le duo Elina / Henrik fait rapidement mouche, alignant elegance et puissance pour appuyer cette musique porteuse et légère. Après le break, Mark Jansen (Epica) prend la belle part des choses avec des growls donnant plus de dimension à cette ouverture alléchante. A noter que c’est Alessandro Bissa (Vision divine) à la batterie sur cette piste, tout comme pour les quatre morceaux suivants. Il se partage l’album en deux, niveau quantitatif avec Alex Landenburg.
S’en suit « Truth », choisit comme premier single / vidéo clip. Et l’on comprend pourquoi avec son entrée fracassante, rapide et puissante rapidement menée par les growls de Marc, boostant la douce et puissante voix d’Elina, mais aussi le chant clair d’Henrik. Un trio façonné Amaranthe qui fait mouche avec la touche de Mike Lepond (Symphony X) à la basse. Au tour maintenant d’un des mes titres préférés de cet album, à savoir « Bargain Of Lost Souls » qui nous explose littéralement à la figure avec cette ambiance progressive très proche de Pagan’s Mind et avec Nils K Rue (Pagan’s Mind) au chant. Logique vous me direz. Mais quand le refrain débarque c’est magique, et prenant. Chœurs, mélodies, growls de Michael, solo guitare et clavier… Tout est là pour notre grande satisfaction.
« Dreamstate » se voit toujours dans cette ambiance progressive mais met en avant le côté agressif avec le growl quasi omni présent avec ce duo Marc / Michael, qui avec l’apparition de Henrik donne une sensation de légèreté dans cet univers sombre et rageur. « Awakened By The Light (Universal Mind ) » vient délicatement, clavier en avant, posant une coupure à cette déferlante que nous venons de prendre. Guitare classique suivie de sa sœur électrique, cette dernière s’embrase et nous replonge dans cette ambiance progressive racée et instrumentale jusqu’au break après lequel Elina revient poser sa voix pour nous faire revenir dans cet univers envolé créée par ce duo avec Diego Valdez (Helker) . Le refrain quand à lui, est certes simple mais efficace.

Changement d’ambiance totale maintenant avec « A World That Burns » qui est un duo piano / chant (Elina), nous reposant un peu et nous offrant une jolie ballade. Après ce moment de répits, il est temps de reprendre les choses en main. Ligne de synthé, riff léger, batterie (et l’arrivée d’Alex Landenburg) pour nous lancer dans une petite pépite de power metal progressif sur ce « Seven » qui se voit être chanté par Diego Valdez, ce dernier qui honnêtement nous clouera le bec de part sa performance.
C’est maintenant le titre éponyme « The Jaguar Priest » qui après une narration se lance via Alex Landenburg, toujours aussi impeccable derrière ses fûts. L’ambiance musicale donnée par le clavier / batterie / guitare fait diablement penser à Dream Theater. De ce fait l’on comprend mieux l’invité au chant avec Charlie Dominici (Ex Dream Theater) qui vient nous régaler, appuyant cet ensemble de musiciens fous furieux, mettant en place des plans bien barrés, mélodiques et accrocheurs. Une bonne pépite dans ce disque avec pas moins de neuf minutes au compteur.
On poursuit avec l’avant dernier titre de l’album "The Force Of Our Creation", mais dernier titre avec des invités. Ici nous aurons : Mike Lepond à la basse et Johan Reinholz (Andromeda) sur un solo guitare (7 :08 – 7 :30). Après son intro envolée, la musique s’apaise, appuyée par la douce voix d’Elina avant de partir dans un passage progressif pur et dur sur lequel Henrik nous la régale, mélangeant différentes influences comme Symphony X, Pagan’s Mind ou encore Dream Theater. Tout le monde prend du plaisir, et l’on ne s’en plaindra pas. Pour terminer ce premier album, le groupe nous offre « Xibalba » dans une veine metal mélodique moderne, dynamité par les chœurs et la guitare aux débuts avant le break et l’explosion histoire de terminer sur les chapeaux de roues.

Conclusion : mais quel premier album ! La barre a rapidement été mise très haute. Les bons choix ont été fait, il ne reste plus qu’à leur souhaiter ‘Long vie et Prospérité’.
Petit hic, pas de distribution pour notre hexagone. Il faudra se le procurer sur internet, mais ça mérite largement le détour.
 
Critique : Lionel
Note : 8.5/10
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