Chronique

SUNBURST - FRAGMENTS OF CREATION / Inner wound records 2016

Nous voici partis à la découverte de ce nouveau groupe tout droit venu de Grèce, qui sort là son 1er opus. Celui-ci à la particularité d'appartenir à Gus Drax (Suicidal Angels / Black Fate) guitariste émérite qui fait son bonhomme de chemin. Allons donc voir de quoi il en retourne.

Dès le riff de « Out of the world » on est pris à la gorge par un riff très Jeff Loomis (Nevermore) !! Puis la voix débarque et on croirait presque que notre Roy Khan adoré is back mais non, c'est un faux semblant. Musicalement le groupe propose un métal thrashissant ultra puissant mais aussi recherché et mélodique avec des pointes progressives bien senties. Une entrée en matière qui ne fait pas dans la dentelle !! Avec « Dementia » le groupe développe son aspect mélodique et niveau chant les ressemblances avec l'ex Kamelot sont ici renforcées. Vasilis Georgiou à dû se coucher avec les albums de Conception et de Kamelot ça ne fait aucun doute. Il reste une compos très sympa qui change de la première (j'adore quand c'est varié).
On ré-accélère le rythme avec un « Symbol of life » mix entre Symphony X et Nevermore. Un titre très sympa qui manque de personnalité mais qui fait son boulot grâce à des musiciens talentueux.
Nouveau riff à t'arracher la gueule pour « Reincarnation » qui là encore ne fait pas dans la dentelle. Pour ça ils réussissent leur coup. Heureusement que par la suite le groupe développe sa musique de manière plus mélodique (ça évoque un peu les travaux récents de DGM) qui évite l'overdose de rentre dedans. Début calme et tout doux pour « Lullaby » la ballade qui rappelle fortement Kamelot, plus vocalement que musicalement mais aussi au niveau de l'ambiance. Un exercice réussi même s'il manque toujours ce petit plus pour faire la réelle différence.
Le métal puissant mais mélodique revient avec un super « End of the game » qui je ne sais pourquoi parvient à tirer les marrons du feu avec plus de réussite que les autres. Le mix des influences est parfaitement dosé et ça fonctionne grave !! Rythme effréné pour « Beyond the darkest sun » qui est en fait une instrumentale qui permet de montrer le talent de gratteux de l'ami Gus. Heureusement pour le groupe cela n'est pas une indigestion de plans tous plus techniques les uns que les autres (on pense énormément à Jeff Loomis pour cela). Réussi.
« Forevermore » est de facture trop classique et apporte pas vraiment à cet opus, puis « Break the core » malgré son côté déjà entrevu fonctionne pas mal, grâce à l'apport de vocaux extrêmes certes pas un brin originaux mais qui font leur effet (car pas abusés).
On termine avec une longue pièce de 12 minutes « Remedy of my heart » qui débute façon bande son à la Hans Zimmer, puis se poursuit dans une ambiance que n'aurait pas renié Tore Østby (Conception / Ark). Une superbe chanson très bien déployée jusqu'à la fin.

Conclusion : Pour son 1er essai le groupe nous propose un très bon album qui s'écoute avec beaucoup de plaisir. Seul réel bémol le manque de démarcation de ses influences qui font un flagrant manque de personnalité qui je trouve leur nuit beaucoup. Un problème à résoudre dans le futur ce qui j'en suis sûr sera fait. Une bien bonne découverte tout de même.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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