Chronique

LOUDBLAST - MANIFESTO / Listenable records 2020

[play] … … Woh ! On m'agresse ! [pause] C'est qu'ils sont énervés Loudblast après six ans sans nouvel album ! Manifesto démarre en trombe sur du Thrash/Death bas du front sans introduction. Un tour dans les notes du label, et non, il ne s'agit pas d'un remake d'un des premiers albums ou d'une collection de face B. C'est un retour aux sources, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le contrat est rempli.

Pour ce travail, Stéphane Buriez et Hervé Coquerel ont reformé l'équipe avec Frédéric Leclerq à la basse (Kreator, ex-Dragonforce) et Jérôme Point-Canovas à la guitare (ex-No Return) ; en somme, des gars qui ne plaisantent pas avec la technique et qui savent taper dedans. Ceux qui suivent le groupe depuis leur début ne pourront que reconnaître le haut niveau ici à l'œuvre.

Malgré tout, j'ai abordé cette écoute du côté des déçus, fan que je suis resté de Frozen moments et surtout de l'obscur Burial ground sorti en 2014. Quand tonnent Todestrieb et Unit 731, Manifesto donne cette nette impression que le but ici n'est que d'enrager le pit avec du roots. Heureusement, la technique est là et dès le première titre, la basse sort du lot en ajoutant une ligne mélodique claquante qui ajoute à la virulence du titre un zeste de malsain. Patience.

Patience, car le malsain on y vient enfin à partir d'Erasing reality et sa version plus orientale The promethean fire. L'objectif du groupe est alors mieux perceptible : garder ce que Burial ground a apporté en terme de noirceur et d'ambiance, pour y remettre la fougue des premières années. Dès lors se dévoilent des titres plus riches et plus entraînant où la lenteur retrouve sa place. Preaching spiritual infirmity casse les dents dans tous les sens du terme, et tord le bide de sa dissonance et de la menace qu'il fait planer sur l'auditeur. Il balaye plusieurs sous-genre du death, d'un riff groovy qui aurait pu sortir de la guitare de Gojira jusqu'à une approche blackened ultra agressive.

Mais au final, Loudblast garde son cap, production moderne et techniques rétro à l'appui, technique comprenant d'ailleurs une panoplie de solis très années 90. Le groupe fait ce qu'il sait déjà faire, et l'a produit avec soin. Rien de nouveau sous le soleil comme on dit, sinon un vrai bon moment de métal. Horns up.

Line-up
Stéphane Buriez - guitare, chant
Hervé Coquerel - batterie
Frédéric Leclercq - basse
Jérôme Point-Canovas - guitare

Tracklist
1)Todestrieb
2)Relentless Horror
3)Erasing Reality
4)The Promethean Fire
5)Preaching Spiritual Infirmity
6)Invoking To Justify
7)Festering Pyre
8)Into The Greatest Of Unknowns
9)Solace In Hell
10)Infamy Be To You
 
Critique : Weska
Note : 7/10
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