Chronique

GRETA VAN FLEET - THE BATTLE AT GARDEN’S GATE / Universal 2021

La nouvelle sensation Hard rock arrive avec son deuxième album. Faisant suite à un EP et un premier essai couvert de succès, nos jeunes hommes ont fort à faire avec ce successeur qui doit prouver que ce n’est pas un succès éphémère. Alors plongeons à sa découverte.

On débute dans le calme et l’ambiant avec la très belle « Heat above ». Surprenant pour un départ mais cette chanson est si enivrante qu’on se laisse porter par ses effets. Le rock arrive avec « My way soon » qui reste gentillet et toujours porté de bonnes vibrations. A noter un refrain magique mené par un Josh Kiszka très en voix !
« Broken bells » retrouve du calme qui ne laisse pas de marbre. La voix d’un autre monde de Josh est bluffante et l’univers des frangins est si prenant que les frissons montent vite. Une ballade simple et intimiste qui certes tue le rythme, mais elle est tellement hypnotique qu’on le lui pardonne. Un bon riff entame « Built by nations », un Mid tempo bien Rock qui fait du bien. Ça permet de retrouver du poil de la bête.
La guitare de Jake Kiszka ouvre « Age of machine » de manière coulée. Un titre soft rock, qui là encore fleure bon les 70’ et son flower power d’une certaine manière. Là encore l’ambiance est le leitmotiv de cette chanson et tout le groupe excelle ! Cette fois ci c’est une guitare acoustique et un piano qui arrivent avec « Tears of rain ». Une nouvelle ballade qui certes n’arrange pas le rythme de notre album, mais encore une fois livre de grands moments, portée par des musiciens talentueux. Et une fois de plus quelle voix ce Josh ! Ma.gni.fi.que !!
« Stardust chords » malgré son orgue, nous offre du Rock certes loin d’être sauvage mais, fait largement son effet. On se laisse porter par ses mélodiques vraiment enivrantes. « Light my love » entame avec son piano un titre soft de plus. Ici on est dans du plus conventionnel ce qui peut surprendre au vu des idées lumineuses depuis le début. Peut-être un titre formaté pour être un single. Un moment qui reste malgré tout agréable.
« Caravel » retrouve du mieux avec ce Mid tempo puissant qui fonctionne à merveille. Puis « The barbarians » vient enfoncer le clou avec là encore un Rock lourd qui prouve que nos jeunots savent envoyer du lourd quand il le faut !
On reste dans le même esprit avec « Trip the light fantastic », qui se veut plus cool. Un titre qui, je trouve, n’apporte pas grand-chose à l’album. En revanche le final « The weight of dreams » lui est grandiose, 9 minutes de musique de haut niveau qui prouvent la maturité et l’immense talent des 4 fantastiques.

Conclusion : pour leur deuxième album, nos 4 jeunes loups ont poussé leurs limites et étoffé leur univers. Un album plus ambiant que Rock qui ne plaira pas à tout le monde, qui reste parfois frustrant à écouter mais qui révèle de vraies pépites musicales en son sein si on sait les écouter.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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