Chronique

DAMPF - THE ARRIVAL / Warner Finland 2022

Si je vous dit Martin Eriksson ? Vous allez me dire que c’est un suédois … Mais encore ?
Pour les plus assidus vous le connaitrez certainement sous son nom de scène: E-Type. Alors oui, rien avoir avec le metal, on parle d’Eurodance. Mais pour les plus pointus, sachez que ce monsieur de 56ans est un grand fan de metal et a vu passer Mickey Dee (Motorhead / Scorpions) dans ses rangs à la batterie.
Aussi avec la période houleuse due au Covid, il s’est enfin décidé à mener son projet de groupe metal à bien et voici la naissance de DAMPF. Autant le dire, le label Warner Finlande n’a pas vu les choses en grand pour ce projet côté promo. Il n’y en a tout simplement pas eu en fait.

Annoncé avec le premier single « The other side », je le dis directement, j’ai pris une grosse claque. Que ce soit visuellement parlant mais aussi musicalement parlant. On pourrait ranger le groupe sur un mélange de Ghost et Rammstein avec une touche eurodance (on ne peut pas renier ses origines) qui capte rapidement l’attention et fait mouche. Très alléchant, et donnant envie d’en avoir plus, encore plus.
Ce sont d’ailleurs des titres comme « Goeie Mie » ou encore « Steinhaufen » qui marqueront le pas avec leur ambiance proche de Rammstein , posé, au rythme bien cadencé appuyé par une nappe de clavier, une guitare incisive, le tout dans une ambiance euro metal. Le second single « Who I Am » en est en soit une version annonciatrice de cet aspect musical. C’est d’ailleurs ce qui est surprenant dans cet album. Au delà du genre / ambiance mis en place, le groupe arrive à prendre sa propre identité et montre que le potentiel est bel et bien présent, et que tous les titres sont faits pour être défendus sur scène.
« Borne on the wind » plus ténébreuse et marquée fera son effet, nous plongeant dans une ambiance apocalyptique, contrairement à « Twilight Eyes » qui est plus vive. On notera aussi « Spread your Wings O’er me », dantesque, percutante à souhait, et moderne. On notera aussi le clin d’oeil de A-Tron (aka Martin Eriksson) avec le titre « From the E-Ternity ». Ce sera aussi un des titres les plus dynamiques, avec un deuxième chanteur pour les growls donnant encore plus de profondeur à ce condensé musical qui offre un bien bon solo guitare soit-il dit en passant.
La conclusion se fait sur une ballade, la magnifique et porteuse « Sea me ». Un peu plus de quatre minutes d’évasion après une belle déferlante de dix morceaux bien captivants.

Pour un premier album metal, A-Tron met la barre bien haute. Les fans de Ghost et Rammstein y trouveront de quoi se mettre sous la dent. Un groupe à découvrir en urgence, une belle découverte qu’on se le dise !
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
Site du groupe : Page Facebook du groupe
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