Chronique

KERION - CLOUDRIDERS Part 3: AGE OF CYBORGS / Beyond the Storm Productions 2022

Voilà un nom qui ne me rajeunit pas… KERION. Et oui il y a plus de dix ans de cela le combo français m’avait séduit et puis le temps passant, la vie changeant, j’ai eu tendance à oublier. Mais là ils sont de retour !!!
« Age Of Cyborgs », pour vous présenter brièvement l’idée, la troisième partie du concept « Cloudriders » initié en 2012 avec le très bon « Road to Skycity ». Je peux juste vous dire que j’ai perdu un peu le fil de l’histoire, mais en comparant le premier et épisode et celui-ci je peux vous dire qu’il s’est passé beaucoup de choses…

On démarre cet épisode avec une intro « Riders Theme » qui est assez bien foutue et qui pose les bases de l’histoire. A ce titre, beaucoup de pistes sur l’album sont des pistes narratives (je ne les traiterai donc pas ( #nospoils )
« Nova Prime » envoie du lourd d’entrée : le son est gras et plaisant, Flora toujours autant en voix sur ce titre metal-electro. Ça passe bien. Le « vrai » titre suivant, « Red Squad » a vraiment la patte KERION, avec Elisa C. Martin (Darkmoor, Fairyland) en guest imposante. Son timbre se rapproche de celui de Noora Louhimo (Battle Beast) ce qui n’est pas pour me déplaire. On retrouve quelques nappes électroniques et orchestrales ce qui rend le morceau vachement réussi.

« One Way Home » fait office de ballade : sympathique mais sans vraiment décoller. Dommage car musicalement elle était bien foutue. De même l’incorporation d’instruments orientaux sur « Nowhereland » est très appréciable et le duo Raphael Dantas / Elise C. Martin est excellent, les lignes de chants ne sont pas toujours parfaites mais le titre passe bien. Alors que pour le coup « Final Race » est vraiment un titre entrainant avec un refrain très réussi ! L’immersion dans l’univers avec le commentateur de la course est très bien ajustée et j’aime ça !
« Virtual Rhapsody » est à l’image de l’album : changeant. Il faut avouer qu’il y a un très gros effort sur l’écriture. Aucun morceau ne se ressemble et cela sert énormément l’histoire et son univers. Un très bon point de ce côté-là. Après une excellent intro pour « Cyborg Hunt » qui speed bien comme il faut, le duo Elisa/Flora fonctionne à merveille et contribue à la réussite du titre.
Remi se lâche à la gratte et montre son talent indéniable en lançant « Global Annihilation » qui ressemble à du bon Luca Turilli. Le titre a quelque chose d’épique et c’est un excellent moyen de terminer l’album, le groupe donnant tout ce qu’il a malgré quelques petites longueurs.
Et on termine en douceur avec l’outro, apaisante et mélodieuse.

Alors ça pour une surprise… les frenchies ont bien réussi leur coup ! Chaque titre a son propre ADN, sa propre marque, et surtout tout s’imbrique bien avec les interludes. Le rythme est bon sur la globalité de l’album donc très gros (et bon) boulot !
Malgré quelques passages moins percutants et un mastering que j’aurais aimé plus costaud (car les compositions le méritent) on a ici un album réussi que je vous invite à écouter tout en découvrant l’intégralité de la saga avec les opus précédents.

 
Critique : SBM
Note : 7.5/10
Site du groupe : Facebook Officiel
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