Chronique

AMON AMARTH - THE GREAT HEATHEN ARMY / Metal Blade 2022

Nos chers guerriers reviennent déclarer la guerre au monde. Après une défaite à la bataille de « Berserker », franchement dispensable, nos vikings préférés d’ AMON AMARTH (disons parmi nos préférés), reviennent avec leur armée, la fameuse « Great Heathen Army ». Les quelques extraits proposés semblaient plutôt encourageants donc voyons ce que donne l’offrande.

On attaque fort avec un gros riff pour « Get In The Ring » et une structure typique du groupe. Pas de doutes c’est bien eux. Johan Hegg est très en voix (comme à chaque fois me direz vous) et envoi du lourd. On change de tonalité sur le titre éponyme. Plus lourd, plus pesant, plus brutal, ce pavé démonte la tête ! Ça change, le groupe sort un peu de sa zone de confort et ça fait plaisir !
« Heidrun » nous replonge enfin dans les mythes nordiques ! La chanson est plutôt joviale et entraînante (dans le style du groupe hein…) et pour cause : Heidrun est la chèvre qui offre de ses pis l’hydromel recueilli par le cuisinier divin, Andhrimnir pour offrir aux dieux et aux Einherjar. Nul doute que ce titre passera bien en live !
Encore un rouleau compresseur sonore, rapide, incisif, dévastateur, « Oden Owns You All » tabasse. Johan descend vraiment dans les graves pour mon plus grand plaisir. Après le morceau est assez linéaire mais ça passe, mais je préfère quand même le « Find A Way Or Make One » avec son clip assez original pour le combo. Gros travail sur les riffs de ce titre qui sonnent vraiment très bien.

On est à mi parcours et c’est vrai que jusque là c’est plutôt pas mal. Quelques petites nouveautés ci et là, appréciables, mais sans non plus parler de grosses innovations ou de prise de risque. Ça s’écoute bien, ça fait bouger et quelque part n’est-ce pas ce qu’on demande ?
On poursuit notre aventure avec « Dawn of Norsemen » qui rappelle les derniers opus. Très accessible, assez bateau, on a ici du Amon Amarth tout craché. Ça s’écoute mais il n’y a rien de vraiment marquant sur ce titre.
Mais n’ayez crainte « Saxons and Vikings » corrige le tir. Car oui le groupe joue la carte du « Au pied de la lettre » : Saxon s’invite vraiment sur le titre. Avec Biff Byford en guest vocal et Doug Scarratt et Paul Quin aux soli ! Le titre est la parfaite fusion de Saxon et Amon Amarth, du heavy metal pure souche et du death metal dévastateur. Très grand titre où Johan Hegg rend la faveur au groupe anglais suite à son apparition sur « Predator » de l’album « Thunderbolt » (Merci à mon saumon des marais boliviens pour l’anecdote). Je crois qu’on tient ici le titre ultime de cet opus.
« Skagul Rides With Me » prolonge cet instant tinté de heavy metal, avec un petit côté épique. Les mélodies sont entêtantes et le morceau rentre assez vite en tête. Du bon Amon Amarth qui se sort les doigts ! Gros travail de Olavi et Johan sur les guitares. Ça on aime !
Et on termine avec « The Serpent’s Trail » et son intro assez atypique mais séduisante. Plus mid-tempo que tout le reste, il a sa place en fin d’album, mais il est plus long, plus lent. Ici on met en avant l’ambiance, la musicalité et non pas la vitesse ou des riffs lourds. C’est appréciable mais il faudra quelques écoutes pour vous y faire.

Et bien voilà une bien belle bataille que nos vikings remportent ! Il y a une petite prise de risque ou plutôt remise en question du groupe et c’est ce que je voulais. Le précédent opus était d’une banalité quasi affligeante, mais ici on retrouve un peu l’esprit « Jomsvikings » sur l’innovation. Chaque morceau (ou presque) a sa propre empreinte et se détache. Seul un titre ou deux déçoivent un peu, mais vu le reste, ne nous plaignons pas au risque de prendre un coup de hache.

 
Critique : SBM
Note : 8/10
Site du groupe : Site Officiel
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