Chronique

DRAGONLAND - THE POWER OF THE NIGHTSTAR / Afm Records 2022

Onze ans ! C’est un peu un retour inattendu de Dragonland qui après un « Under The Grey Banner » fracassant, revient avec « The Power Of The Nightstar ». Une coupure due à l’activité intensive du guitariste Olof Mörck au sein d’Amaranthe, groupe qui voit son premier album au titre éponyme sortir en même temps que « Under The Grey Banner ».
La crise sanitaire mondiale a quand même eu des effets positifs pour certains points, comme ici c’est la cas. Autant profiter de ce temps libre, hors tournées, rythmes effrénés, demandes d’actualités constantes de la part du marché / système économique.

Immédiatement, on ressent la touche d’Olof Mörck dans le son de l’album. Certes Dragonland est un groupe encré dans du metal symphonique, largement inspiré par Rhapsody et consorts, mais maintenant il y a une touche moderne, donnée dans cette ambiance générale côté production, sortant un peu des codes du genre. Ce qui il faut le dire n’est pas plus mal, car sinon on va pondre du réchauffer, encore et encore. Le solo clavier du premier morceau « A Light In The Dark » en est la preuve.
Point aussi non négligeable , Jonas qui au chant est toujours autant captivant, donnant envie de se replonger dans les deux premiers opus du groupe « The Battle Of The Ivory Plains » et « Holy War ». L’homogénéité ici ne rime pas forcément avec constance, et heureusement. La douzaine de morceaux s’enchaine à une vitesse folle, diffusant pleinement cette sensation de fraîcheur et de renouveau dont le genre a tellement besoin, comme Luca Turilli a si bien réussi à le faire avec ses deux albums de Luca Turilli’s Rhapsody. Épique, fantaisie et modernité s’allient ici parfaitement sans qu’il y est pour autant une linéarité lassante.
Dans cette effervescence, il y a trois morceaux qui se démarquent du lot: « A Threat From Beyond The Shadows », « The Scattering of Darkness » et le title track « The Power Of The Nightstar ». Un trio explosif, condensant les bases du genre, alliant puissance, délicatesse et harmonie.
Le point négatif viendra de l’interlude « Aphelion » qui vient couper le Mojo de l’album ce qui est dommage. Bien entendu, il y a aussi la traditionnelle pièce épique avec « Journey’s End » et ses neuf minutes.

Ce retour inattendu de Dragonland est bienvenue, et montre que le groupe peut encore faire de belles choses. Maintenant il faut porter le flambeau et le défendre sur scène, sinon ce sera un coup d’épée dans l’eau. Les fans du groupe et/ou du genre seront ravis par ce cadeau automnal qui trouvera sa place sur les étagères de leur collection de disques.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
Site du groupe : Page Facebook du groupe
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