Chronique

ANDERSEN LAINE READMAN – THREE / FRONTIERS RECORDS 2006

Le leader de Royal Hunt (Andrè Andersen) nous sors un nouveau projet solo en compagnie de 2 chanteurs de grande facture : Paul Laine (Danger Danger) et David Readman (Pink Cream 69) pour un album de hard mélodique de haute volée.
Donc écoutons cela au plus vite.
 
C’est Paul Laine qui ouvre les hostilités avec « Rise » un titre qui commence tel du Royal Hunt et la voix de Paul pourrait faire penser aux premiers abords à celle de John West (ou alors c’est l’habitude). Un bon titre rythmé où l’on retrouve des touches connues : les chœurs de Kenny Lubcke, le son de synthé du père Andersen. Niveau vocal rien à redire l’expérience ici se fait sentir et Bjarke Hopen délivre ici de sacré solo de guitare. « Dust to dust » voit l’arrivée du grand David sur un titre plus heavy et sombre et là que dire si ce n’est : super magique, car le mélange Andersen / Readman est splendide (de toute manière tout ce que touche David Readman est géant). Donc un mid tempo assez mélodique hyper travaillé au niveau des arrangements, surtout au synthé (ah bon !!) et un refrain bien agréable.
On poursuit avec Paul pour « The way is goes » un titre qui balance bien aux fortes influences de Ritchie Blackmore. Encore une fois le coté très mélodique prend le pas sur le hard pur et dur mais avec une telle maestria que ça en devient superbe. Le refrain met bien en avant Mr Laine. Encore un bon point. Bjarke se régale dans des solos bien pensés et efficaces.
« Straight to the heart » commence sur un orgue à la manière d’un mid tempo qui rappelle  Queen. David très posé éblouit cette belle composition ambiante avec son timbre de voix chaud et magique. Un bon moment à écouter. Grosse intro pour « Tell me your lies » ou Bjarke et Andrè se régale, dans un titre des plus Royal Hunt qui soit. Paul assure grave derrière son micro se rendant plus agressif. Un moment plutôt court mais diablement bon.
« Don’t need a thing » va enfin permettre à David de se lâcher dans un titre plus rythmé, ce que bien sur il fait à merveille. Le refrain quand à lui, est très pop, donnant une couleur différente. Une nouvelle fois Bjarke nous sort le grand jeu dans un solo fluide et sympathique. 
Début plutôt calme pour « End of my hope » la voix chaude et posée de Paul est sublime tout comme le refrain : grandiose, le titre le plus mélodique et prenant de l’album, une bien belle réussite.
Et l’on retrouve David pour la groovy « Scared to live » qui n’aurait pas fait pâle figure dans Paper Blood de Royal Hunt. Un titre qui déchire bien avec son rythme effréné et un David qui assure grave. Un grand ben de bien être en seulement 4 petites minutes.   
Intro très pompée sur le Stormbringer de Deep Purple pour « Bulletproof ». Paul se prend pour David Coverdale dans une sorte de plagia assez gênant car on arrête pas d’entendre le titre de DP durant tout le long de la chanson : un fait exprès je ne sais pas mais en tout cas ça choque. Pour couronner le tout le solo ressemble beaucoup à du Yngwie Malmsteen, vraiment dommage car depuis le début il n’y avait aucune erreur. Seul point positif cela dur seulement 3’25. Dernier titre et la David se lâche complet dans un rouleau compresseur made in Andersen. « Learning to fly » speed bien, et David exulte dans ces moments là. Une sorte de mélange entre Adagio et Pink Cream69 à la sauce Royal Hunt avec un très joli duel guitare synthé des plus jouissif : Une fin en apothéose !!!     
 
Conclusion : certes rien d’original là dedans mais des musicos qui s’en donnent à cœur joie sur une très bonne musique, très bien interprétée. Un album à conseiller à tous les amateurs de bonne musique mélodique et gorgé de feeling et de technique. Mention spéciale à Andrè qui s’est occupé à lui seul du synthé, guitare rythmique et de la basse.  
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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