Chronique

MOONSTONE PROJECT – TIME TO TAKE STAND / MAJESTIC ROCK RECORD 2006

Un nouveau projet est arrivé : Matt Filippini guitariste de son état nous sort un album bourré jusqu’à la gueule d’invités prestigieux. 50 minutes de voyage dans un hard des plus grands.
Prés pour le départ.
 
On commence l’aventure avec “Slave Of Time” une intro en acoustique qui me rappelle le ‘Sister moon’ de Gotthard, et une inspiration Led Zeppelin des plus jouissives. Kelly Keeling (Ex Michael Schenker Group) est le premier à ouvrir le bal puis dans un hard des plus purs, continue. Kelly nous sort le grand jeu dans une interprétation grandiose. La guitare de Matt sent bon le Zeppelin, en plus heavy : un vrai plaisir unique. Une entrée en matière énorme qui fleure bon le hard des 70’s.
On poursuit avec « Not Dead Yet » et un Graham Bonnet (Rainbow, Alcatrazz, MSG, Impellitteri, Etc) exquis comme toujours. Cette fois-ci on lorgne plus vers un Ritchie Blackorme (normal) mais malgrés le fait qu’actuellement pas mal de groupes font pareil, là on sent quand même l’émotion et l’amour de cette musique. Certes l’interprétation de Graham apporte beaucoup à l’ensemble mais l’atmosphère de la musique de Matt y est aussi pour pas mal ; orgue bien présent, bonne guitare et batterie à l’ancienne : tout pour faire un bon album.  
A noter: un super solo en duo avec Howie Simon (Talisman, Jeff Scott Soto) ou l’art et le manière de vibrer au son du jeu moderne et ancien.
Une petite reprise du groupe Free avec « Fire & water ». encore une autre couleur des 70’s qui fait un bien fou. Ce mid-tempo au groove certain fait plaisir. Matt s’exprime dans un de ces solos qui rappellent bien l'esprit des 70’'s , et celà fait un bien fou (et non, on n'a pas affaire à un branleur de manche interstellaire). Et quelle jolie fin en acoustique.
Là, on change d’univers pour « Rose In Hell » et l’immense Glenn Hughes (Deep Purple, HTP Etc) qui, en plus d’emmener sa voix unique, retrouve son esprit funky / soul. Du grand art aidé par le groove inimitable d’un Ian Paice (Deep Purple, Whitesnake) plus que présent. Que dire de la performance de Glenn si ce n’est qu'elle est  parfaite, tout y est: la classe, l’expérience, la magie : bref le summum vocal. Et ,quelle fin interprétée par Ian ,ouf !
Allez un petit « Beggar Of Love » pour continuer. Toujours dans un esprit funky avec un James Christian (House Of Lords) qui s’y colle. Loin de son hard FM, James s’en tire plus que bien sur ce titre qui remue. Encore une fois rien à rajouter, tout y est. Un petit duo guitare-clavier (Gianluca Tagliavini) bien sympathique, et on termine.
Intro calme pour « Where Do You Hide The Blues You've Got » et la voix de Glenn Hughes qui prend toute son ampleur dans de telles conditions est sublime d’émotion. Un titre qui se rapproche énormément de ceux de sa carrière solo (exemplaire) et qui calme l’auditeur dans une béattitude proche de l’orgasme : agrhhh !!! un titre exemplaire de bonheur.
Vous voulez remuer votre arrière train dans un bon titre qui pulse et sent bon le hard 70’s? voici  « City Of Lites » chantée comme il se doit par un Steve Walsh (Kansas) impeccable.
Pas de soucis sur la marchandise ,c’est encore du très bon.
« Pictures Of My Lonely Days” ne lachera rien et Paul Shortino non plus. On a l’impression d’être retombé il y a plus de 30 ans en arrière et le pire c’est que ça fait du bien. La voix de Paul est un modèle du genre pour ce style de musique, une façon inimitable de faire bander son auditorium. La batterie tenue par le grand Carmine Appice (Cactus, King Cobra, Blue Murder etc) est millimétrée et d’une précision édifiante.
Dernier titre avec « On The Way To Moonstone »  un duo pour finir, entre Eric Bloom (Blue Oster Cult) et Chris Catena qui fonctionne à merveille sur ce mid-tempo mélodique, limite oriental et symphonique qui sonne à merveille. Alors bien sur, on pense à l’immense Kashmir de Led Zeppelin mais là serait résumé trop vite cette magnifique pièce musicale.     
 
Conclusion : voilà un projet ambitieux rondement mené par un Matt Filippini qui délivre 9 perles qui, à coup sur, feront très plaisir aux fans de bon vieux hard. Tous les invités s’en donne à cœur joie et apportent une pierre à l’édifice qui rend cet opus  plus que magique.
 
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
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