Chronique

BEFORE THE DAWN - The Ghost / Locomotive Records Underclass


Ce groupe finlandais ne brise pas le cercle scandinave : le Metal, c’est une religion.
 
L’album commence par « Disappear », un Metal bien lourd qui met les choses en place ; un chant gras et agressif sur les couplets, puis des refrains en chœurs, en clair et tout en mélodie. « Repentance » s’amène, et même tarif ; le chant n’est pas là pour meubler, mais pour hurler quelque chose de vrai, il est si prenant que l’orgie rythmique derrière ne s’exprime que pendant les pauses du chanteur.
« Fade away » débarque à son tour, rien de nouveau sous le soleil (En Finlande ???), et ça marche aussi pour l’efficacité et la pêche, cette voix serait capable de briser n’importe quelle pierre tombale, et la section rythmique l’accompagne avec brio. Les refrains ont toujours ce don de trancher avec le reste, avec des voix plus claires, et des passages plus mélodiques. « Scar » retentit, guitare en tête de peloton, et toujours ce chant torturé qui dicte à lui seul la ligne de conduite de groupe, le style de prédilection du groupe est tout trouvé, et rien n’est fait pour l’étendre à d’autres horizons…
« Angel’s tomstone » ne fait pas évoluer les choses, la voix extrême de Tuomas Saukkonen, le fondateur, martyrise toujours nos oreilles (avec un certain bonheur tout de même) avant ces refrains, presque libérateurs et reposants pour nos tympans. Avec « Blackdown », tout comme le titre précédent d’ailleurs, la partie rythmique qui démarre le morceau nous laisse présager d’un titre mélodique, mais bientôt, le chant nous remet les idées en place, après ce 6ème morceau, le concept devrait être saisi pour de bon !
« Enemy » démarre avec une guitare mélodique, et même gentille serai-je tenté de dire, avant d’en venir à du Before the Dawn « typique » si vous voyez ce que je veux dire… « Stormbringer »  arrive à son tour, la guitare est très mélodique, quand le chant lui en laisse l’occasion,  et Juho Raiha nous démontre qu’il n’est pas manchot. Impression confirmée avec « Ghostown », la musique est moins lourde, le chant un (tout petit) peu moins extrême, un morceau qui sort légèrement des sentiers battus. Comme un dernier souffle, le combo nous offre « Novembre », un mid-tempo, qui n’est pas lymphatique pour autant, le chant reste dans son registre, mais la partie rythmique change la donne et apporte un petit plus d’originalité, un titre qui clôture bien l’album.
 
Conclusion : Un groupe qui risque de ne pas laisser indifférent, avec tout ce que cela implique : on aimera ou l’on détestera. le chant, qui pour ma part m’a bien plu par rapport aux contrastes, pourra repousser, voire énerver certains, qui pourront également avancer l’argument du manque de changement perceptible sur l’ensemble de l’album. Toutefois, cet opus mérite tout de même de se laisser écouter, car dans son genre, Before The Dawn fait très bien les choses.
 
 
Critique :
Note : 7/10
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