Chronique

RHAPSODY OF FIRE – TRIUMPH OR AGONY / Spv 2006

Rhapsody of fire… qu’est ce donc que cette chose là? C’est tout simplement le nouveau nom du mythique groupe de film score métal italien qui sortit son premier album en 1997 sous le nom de « Legendary Tales », j’ai nommé Rhapsody. Pourquoi un changement de nom après dix ans de carrière ? Pour des problèmes de marque déposé, en autre. Quoi qu’il en soit cet album est un tournant pour le groupe : déjà le nom, mais aussi la composition de l’album. Le titre épique de l’album n’est pas à la fin mais en avant dernière position. Vous me direz, on s’en fout, et bien oui et non car pour les puristes c’est un changement assez conséquent (le développement serait long).
Ce n’est pas tout, c’est dans cet opus que démarre vraiment la nouvelle saga, le « Symphony of enchanted lands 2 » servant principalement de transition d’où son côté assez calme mais d’une très grande beauté. Niveau pochette il y a du changement aussi : le design est changé et moins travaillé (ça par contre c’est dommage). Quoi qu’il en soit, je me lance les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes dans cette nouvelle saga remplie de dragons et de guerriers.
 
L’histoire reprend son cours avec une introduction « Dar-Kunor » divisée en deux chapitres : « I. Echoes from the elvish woods » & « II. Fear of the dungeons ». Une voix vient s’emparer de moi, me rappelant le Seigneur des anneaux. La musique vient se joindre à cette douce et sombre voix par la suite pour nous transporter dans cet univers où la quête va commencer. Une intro magnifiquement douce qui procure un maximum de sensations avant l’arrivée à ce second chapitre où le ton monte et où on sent la tension monter.
Le titre track arrive immédiatement. Ce « Triumph or agony » met les choses au clair, le côté calme et doux du Symphony…2 est fini, la bataille commence, et des heures sombres approches pour nos héros. Comme à son habitude, Fabio se présente de fort belle manière avec son timbre si particulier. Le premier couplet se voit agrémenter de chœurs puissants, enchaînés par un rythme chevaleresque où Alex Holzwarth doit se régaler. Une très bonne entrée en matière pour attirer notre attention : le headbanging commence.
L’avancée dans les terres se fait et voilà que nous arrivons dans « Heart of the darklands » où Luca est présent pour nous accueillir avec un solo d’enfer. Une musique comme sait le faire le Rhapsody des Legendary & Symphony. Une magie et une telle émotion se dégagent que l’on ne peut rester insensible devant ce speed épique dominé par la voix de Fabio. Du bonheur ! Le solo d’Alex Staropoli se glisse aussi très bien à travers cette ambiance sombre et racée.
Changement d’ambiance avec ce « Old age of wonders » où cette fois –ci c’est la joie qui domine. Intro à la flûte de Manuel Staropoli qui comme à son habitude nous procure un réel moment de plaisir. La douce voix de Fabio se colle parfaitement à cette ballade médiévale qui à un couplet donnant la chaire de poule de par sa beauté jusqu’au moment où, surprise, le refrain arrive et c’est la tremblote totale. Le duo entre la voix de Fabio et celle d’une femme sur une musique festive surplombe tout, et nous transporte dans un monde où seul le bonheur régit.
Nouvelle étape dans l’histoire avec « The myth of the holy sword ». Une nouvelle fois Alex Holzwarth nous propose un court mais bon moment avec sa prestation pour cette intro à la batterie. Un morceau mid tempo mais qui à une intensité si forte que son rythme en est oublié. Et le refrain… ! Toujours et encore cette magie entre les chœurs et la voix de Fabio. Et le solo de Luca vers la fin : splendide, un vrai régal.
Depuis le ‘Power of the dragonflame’, le groupe se veut de mettre et de faire une ballade chantée en italien. Aussi sur cet album on ne dérogera pas à la règle alors voici « Il canto del vento ». Que dire de ce titre si ce n’est qu’une nouvelle fois j’ai la chaire de poule. Avec cet aspect proche de l’opéra, accompagné par l’orchestre symphonique ; comment peut on rester insensible ? Impossible sauf pour les cœurs de pierre. Mais les fans du groupe seront touchés par les émotions et la beauté de la chanson. Autre chose au niveau de cette chanson, c'est Fabio qui l'a écrite et non Luca & Alex. Sympathique non?
Au tour du morceau choisi pour figurer sur le single de présentation de l’album. Non pas en titre track du single mais comme second et dernier titre : il se nomme « Silent dream ». Autant le dire immédiatement : quelle tuerie ce morceau !! L’envie de bouger mon corps, de chanter, de sauter se fait et mon corps se laisser emporter par cette musique épique, mélodique et ensorceleuse. Fabio, une nouvelle fois me régale avec ses capacités vocales. Et le refrain ‘fly, fly high…’ ; c’est monstrueux. En fait j’ai du mal à décrire ce morceau tellement je l’adore. Il est parfait.
Aller, il faut revenir sur terre. Et c’est « Bloody red dungeons » qui s’en occupe. Attention je ne veux pas dire que ce titre est mauvais, loin de là ! L’intro est calme, mais au moment où l’orchestre arrive, suivi juste après du reste du groupe, l’intonation monte de deux crans et le ton devient plus agressif et plus sombre. Alex.H se régale, sans oublier Patrice Guers qui mine de rien réalise un fort bon travail.
Pour « Son of pain », c’est une intro à la flûte qui est faite, accompagnée par l’orchestre. Encore un moment de grande intensité où nos nerfs sont mis à dure épreuve. S’en suit un duo Fabio / Alex.S qui est splendide. Par la suite se duo se voit rejoint par l’orchestre et là : je craque, toutes ces sensations : ahhhhhh. Une musique à mettre lors d’un bon moment de détente. Je vous laisse découvrir son potentiel réel car une nouvelle fois décrire un titre comme celui-ci n’est pas facile avec sa complexité et sa beauté.
Il est là, le morceau épique de 16 minutes « The mystic prophecy of the demon knight », qui est divisé en 5 chapitres : « I. A new saga begins » qui est le single de l’album, « II. Through the portals of agony », « III. The black order », « IV. Nekron’s bloody rhymes » et « V.Escape from horror ». Vous l’aurez compris, ce morceau annonce clairement les évènements qui vont arriver avec la découverte du septième livre. La musique au début est typée « Gargoyles angels of darkness » puis se transforme au fur et à mesure en devenant de plus en plus sombre. Le performance de Fabio est une nouvelle fois hallucinante : il passe d’une voix claire et douce, à une voix claire et agressive puis à une voix roque et lourde. Le talent de Fabio n’est plus à remettre en question : il sait tout faire.
Dernier morceau de l’album qui nous laisse supposer une suite. Vous allez comprendre. Il s’appelle « Dark reign of fire » et comprend un chapitre « I. Winter dawn’s theme ». Où est le second, voir les autres ? Ce morceau attaque avec les chœurs nous faisant parfaitement comprendre que ce chapitre de l’histoire est fini mais que la quête en elle-même ne fait que commencer. Un ending magistral qui nous fait baver car on veut la suite de l’histoire. Mais pour ça il faudra patienter….
 
Conclusion : A new saga begins …. Rhapsody met les choses au clair et montrent qu’ils sont toujours là et ne se répètent pas comme l’on dit pas mal de personnes à la sortie du Symphony 2. Cet album est énorme et sans grande surprise fera partie des mon top 5 de l’année. Un chef d’œuvre comme on en a eu peu depuis quelques temps… Vivement de les revoir en tournée en France !!! Le film score métal est là, accrochez vous ça va faire mal. A noter une édition spéciale pour la France qui comprendra 3 bonus…
 
 
Critique : Lionel
Note : 10/10
Site du groupe : site officiel de Rhapsody
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