Chronique

FREEDOM CALL - DIMENSIONS / SPV Records 2007

Leur dernier album en date (2004) m’avait plus que déçu. En effet, ce « Circle of life » était soit disant prometteur, et allait mettre Freedom Call sur une nouvelle fois plus heavy. Mais pour ceux qui ne le savent pas, Freedom Call est à la base le groupe précurseur de Happy Metal, mélangeant mélodies, riffs, chœurs ; le tout dans une ambiance presque guerrière au ton jovial. Avec ce « Circle of life », le groupe s’est vu en chute libre car la différence musicale était trop forte… s’en suit tournées annulées, ventes d’albums moyennes etc… C’est donc avec une grande attention que je me plonge dans ce nouvel album, avec au passage deux nouveaux membres dans le groupe : Armin Donderer (basse) & Lars Rettkowtiz (guitare). Sans oublier les deux piliers : Chris Bay (chant & guitare) & Dan Zimmermann (batterie).

Obligation du style musical : l’intro. Elle se nomme « Demons Dance » et arrive avec des sons un peu électroniques, suivis d’un hymne guerrier et des orchestrations frappantes.
Immédiatement on entre dans le vif du sujet avec des riffs diaboliques pour « Innocent World ». Le tout est rattrapé par les chœurs guerriers comme le groupe sait si bien les faire. Le premier couplet nous emporte vers un refrain d’enfer avec un Chris en forme. Musicalement rien à dire, si ce n’et que les deux nouveaux sont bien en place. Par la suite, le refrain sera réalisé par des enfants sur les paroles « Children of innocence ». Enorme !

Le rythme ne retombe pas avec « United alliance », qui arrive guitares en avant pour rentrer dans un speed mélodique. Break, riffs heavy & voix de Chris pour plomber le tout. Le refrain est une vraie tuerie avec le cri vengeur du groupe qui annonce fortement son retour en criant « We are Freedom Call… Freedom Call ! ». Ils peuvent car pour le moment c’est parfait.
Le truc c’est que le groupe n’en reste pas là car ça serait vraiment trop beau.
Voilà « Mr Evil » qui lui aussi vient nous exploser la nuque car ça balance dur ! Les mélodies sont superbes, le chant énorme, et lors du refrain quand le Mr Evil arrive avec sa voix grave c’est la patate.

Une intro guitare très mélodique et joyeuse raisonne pour « Queen of my world ». S’en suit un tempo plus calme sur une ambiance un peu plus sombre mais toujours aussi agréable avant de partir sur une envolée entre chœurs / chant de Chris / et mélodies du tonnerre.
Arrivée au piano en beauté pour « Light up my sky ». S’en suit une montée en adrénaline et en sensations fortes quand le synthé vient se rajouter. Un mid tempo frappant où Armin se gave à la basse et où Dan frappe lourdement sa grosse caisse.

Elle est là la ballade qui va nous permettre de nous reposer un peu après cette avalanche de hits. « Words of endeavour » évolue entre guitare acoustique, batterie légère, et orchestrations qui nous font rêver même en pleine journée.
L’intro de « Blackened sun » me fait un peu penser à celle de Tatu sur « All the things she said ». Mais pour la suite ça n’a rien à voir. On est ici dans un mid tempo qui nous remet progressivement dans l’univers speed joyeux de nos voisins germaniques de Freedom Call.

Le title track « Dimensions » arrive avec un tonus fou à l’aide du synthé. Honnêtement on comprend pourquoi ils ont choisis ce titre pour présenter l’album car c’est une bombe. Il n’y a rien à jeter. Les mélodies, les musiciens et leur jeu, le chant, enfin toute l’ambiance de ce morceau et une vraie tuerie qui nous régale et nous transperce de part en part.
Arrivée encore plus speed pour « My dying paradise » où la c’est Dan qui est mis en avant. Mais attention, cela sera sans oublier Armin & Lars qui honnêtement dépotent grave. Une nouvelle fois le refrain rempli de chœurs est puissant et agréable.

« Magic moments » arrive dans une ambiance annonçant un moment important. Et bien ça sera pour un morceau qui dénote du reste de l’album. En effet ce titre se rapproche plus du premier album du groupe avec un tempo assez soft mais avec une gaieté énorme. Chose qui les avait propulsés aux devant de la scène.
Déjà le dernier morceau de la rondelle avec « Far Away » qui arrive de manière écossaise, c'est-à-dire à la cornemuse, avec une ambiance celte. Un final dansant, joyeux et agréable.

Conclusion : le groupe de Happy Metal germanique Freedom Call est bel et bien de retour dans la cours des grands avec cet album qui est la suite logique de leur énorme « Eternity ». Un savant mélange de mélodies, et de riffs heavy. Une bouffée d’air frais certainement due à l’arrivée des deux nouveaux (et jeunes) musiciens qui ont contribués à la création de l’album.
L’album de ce premier semestre 2007 que tout fan de metal melodique doit avoir dans sa discothèque. Vivement la tournée !
 
Critique : Lionel
Note : 9.5/10
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